Fabou Diarra, secrétaire à la communication de l’ADEMA/PASJ : « Nous peinons à avaler les 5 ans de prolongation de la transition »

Fabou Diarra, secrétaire à la communication de l’ADEMA/PASJ : « Nous peinons à avaler les 5 ans de prolongation de la transition »

A l’issue des Assises nationales pour la Refondation du Mali (ANR), les autorités ont proposé à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) une prolongation de 5 ans de la transition. Cette proposition a du mal à passer au niveau de l’Alliance pour la démocratie au Mali, a laissé entendre son secrétaire à la communication, Fabou Diarra.

Le secrétaire à la communication de l’ancien parti au pouvoir (Adema/PASJ), Fabou Diarra, a indiqué que son parti, qui avait décidé de participer aux ANR conformément aux recommandations de leur 6ème congrès ordinaire, ne cache pas son hostilité à la prolongation de 5 ans de la Transition, proposée par la junte au pouvoir. 

L'Adema, précise Fabou Diarra, n'a jamais dissimulé sa position sur la prolongation de la transition qui ne devait excéder 6 à 12 mois. « L'éléphant est venu du CICB avec un pied cassé, 5 ans. Le chronogramme proposé à la CEDEAO n'a pas fait l'objet de débat aux ANR et le drame est que les Maliens l'ont appris par voie de la CEDEAO d'où sa remise en cause », regrette-t-il.

En qualifiant de ‘’coqueluche la gouvernance Choguel’’, le secrétaire à la communication de l’ADEMA/PASJ a, dans sa sortie médiatique, haussé le ton contre les autorités de la transition, qui, selon lui, doivent dégonfler les biceps pour obtenir un délai raisonnable. « Un autre point d'ambiguïté des ANR est le financement des partis politiques. Ce financement est un fait de la charte des partis politiques, une œuvre de l'ADEMA. On ne saurait le remettre en cause. L'inclusivité des ANR prônée par L'ADEMA est mort de sa belle mort depuis la rencontre d'échanges entre le président de la transition et les partis où les politiques sont restés sur leur faim. L'Adema, qui a été un soutien de taille aux ANR peine aujourd'hui à avaler le médicament prescrit par les ANR à savoir les 5 ans de prolongation », se désole-t-il.  

Pour Fabou Diarra, il revient au Président Assimi Goita, qui est aujourd'hui l'aîné de la famille sans être le plus âgé, de rendre cette transition rationnelle autour des objectifs réalistes au seul bonheur des Maliens.

Le malaise

Ces propos de Fabou Diarra traduisent le malaise au sein de l’Adema/ PASJ. D’autant plus que le parti avait changé de position pour participer aux ANR. Après le 6ème congrès du parti, tenu en octobre dernier, le nouveau président Marimantia Diarra avait adopté un ton conciliant avec les autorités de la Transition, appelant les autres partis à participer aux ANR.

Les prochains jours nous diront si l’ADEMA/PASJ va garder cette même position conciliante vis-à-vis des autorités de la Transition ou si elle va durcir le ton contre elles comme le font déjà certains partis et regroupements de partis.

AD

Source : Miroir Hebdo