Yacouba Katilé, président du CESC : «Les réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires s’avèrent aujourd’hui comme un processus irréversible…»

La première session ordinaire de la 6ème mandature du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) a pris fin hier, lundi 21 février 2022. La cérémonie de clôture tenue au siège de l’institution sis à Koulouba (Bamako) était présidée par Yacouba Katilé, président du CESC, en présence des autres membres du CESC, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Daouda Aly Mohammedine et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie de clôture, Yacouba Katilé a fait savoir que les réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires s’avèrent aujourd’hui comme un processus irréversible, une thérapie de choc pour atténuer, voire sauver le Mali.

Le thème de ladite session portait sur les : «Réformes Politiques, Institutionnelles et Sécuritaires : contributions du Conseil Economique Social et Culturel ».

Ainsi, les recommandations issues de cette session sont entre autres : Remplacer à court terme la loi électorale par un code électoral afin d’éviter les crises cycliques occasionnées par les insuffisances et les lacunes relevées dans la pratique lors des élections ; Procéder au toilettage systématique du fichier électoral; Associer les médias aux opérations de dépouillement, en public et en toute transparence ; Veiller au choix de personnalités intègres (avec une probité morale sans reproche) et apolitiques qui pourront offrir des garanties de neutralité, de transparence et de crédibilité à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE); Réviser la Constitution du 25 février 1992 ; Adjoindre le Conseil Economique Social et Culturel comme destinataire du rapport final du Commissariat à la Sécurité Nationale ; Relire l’accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ; Renforcer la coopération militaire et sécuritaire avec les pays frontaliers et les autres nations ; Développer dans le Code des marchés publics et les textes sur le partenariat public-privé (PPP), le concept de label social malien.

Selon Yacouba Katilé, président du CESC, l’application de ces recommandations contribuera à coup sûr à mieux orienter et inspirer les décideurs. « Les réformes politiques, institutionnelles et Sécuritaires s’avèrent aujourd’hui, au-delà de la forte aspiration d’une frange importante de nos compatriotes, comme un processus irréversible, une thérapie de choc pour atténuer voire sauver le grand corps malade, le Mali », a-t-il dit.

Avant de saluer la volonté politique des plus hautes autorités. « Pour autant, nous les exhortons à privilégier deux aspects qui nous paraissent indispensables. Il s’agit en l’occurrence de la communication d’acceptabilité qui se focalisera sur la compréhension et l’adhésion des populations à la base.

Le second aspect est relatif à l’inclusivité. Il nous faut impérativement cette unité nationale, ce projet fédérateur de l’ensemble des fils et des filles du Mali peu importe le prix, le sacrifice à consentir », a déclaré Yacouba Katilé. Enfin, il a précisé que le Conseil Economique, Social et Culturel entend jouer toute sa partition dans l’édification du Mali nouveau. A signaler que des Résolutions et Motions ont été prises lors de cette session ordinaire.

Source : l’Aube

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