Variole du singe « Monkeypox » : Des dispositions à prendre pour éviter la propagation de l’épidémie
Dans une correspondance en date du 23 mai 2022 adressée aux différents directeurs régionaux de la santé, la direction générale de la santé avait prévenu contre une flambée de contamination de la variole du singe en occident et aussi aux Etats-Unis. On leur demande de prendre des dispositions adéquates suite à l’apparition des cas d’épidémie de variole du singe « Monkeypox » à travers le monde. Plus d’un mois après cette annonce, aucun cas de contamination n’a été enregistré sur le territoire malien.
Après la publication du communiqué relatif aux dispositions à prendre face à la variole du singe, le directeur général de la Santé et de l’Hygiène publique, a précisé que cette disposition visait à tout mettre en œuvre afin que les frontières maliennes soient mieux surveillées pour ainsi éviter toute propagation extérieure de cette épidémie.
Le docteur Yacouba Sangaré, sous-directeur de la lutte contre la maladie à la Direction de Générale de la Santé et de l’Hygiène publique a affirmé que Monkeypox appelé aussi ‘’la variole du singe’’ existe en Afrique depuis très longtemps. Selon lui, quand on parle de cette variole aujourd’hui ça fait peur aux gens, alors que c’est une maladie qui est en train de revenir.
Aussi, le docteur Sangaré a laissé entendre que cette maladie est pour le moment éliminée sur notre territoire. « On ne rencontre plus ce cas-là. Mais quand même il y a quelques cas de variole du singe qui peuvent contaminer des humains, et ce n’est pas une maladie aussi contagieuse que cela. Sa contagiosité chez les hommes est lente. Donc ce n’est pas possible que ça puisse atteindre plusieurs personnes à la foi en un temps aussi réduit », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « en Afrique, nous rencontrons des cas pratiquement à tout moment, ça n’a jamais été un nombre élevé et c’est entièrement pris en charge par les dermatologues ».
Par ailleurs, le Dr Sangaré a reconnu que le premier cas découvert en Europe était bien une personne qui avait séjourné en Afrique notamment au Nigéria. Et d’affirmer que cette maladie n’a jamais atteint le seuil d’une épidémie. Concernant l’annonce parue sur les réseaux sociaux, il a expliqué qu’au plan international quand on commence à parler de maladie, tous les pays sont obligés de prendre des précautions, même quand il n’y a rien à craindre. Une disposition que doivent prendre tous les pays. Pour ce qui est du nombre de cas recensé, il soutient qu’aucun cas n’a été recensé sur l’ensemble du territoire malien. Une annonce qui sonne comme une assurance pour l’ensemble des citoyens maliens.
Pas de confusion entre la varicelle et la variole
Sur un autre plan, Soumaïla Koné, dermatologue dans un CHU de la place, affirme qu’au sein de son service, aucun cas de variole du singe n’a été recensé. « Depuis l’annonce de cette maladie, notre service n’a enregistré aucun cas. Pas un seul malade de ce genre n’a été recensé chez nous. En tant que dermatologue, notre rôle est de prendre en charge les éventuelles personnes qui seront contaminées », dit-il. Avant de préciser que les novices font une grande confusion entre la varicelle et la variole. « Ces deux maladies, toutes cutanées, n’ont pourtant rien en commun. Par ailleurs, il existe des traitements adéquats pour y faire face », fait savoir le docteur Koné.
Rappelons que près de 141 cas avaient été recensés par l’université d’Oxford, dont environ 80 cas confirmés à travers le monde. Ainsi, on note la plupart en Angleterre, au Portugal, en Espagne, au Canada. Aussi, on a enregistré des cas en Italie, en Allemagne, en Australie, aux États-Unis, en Suède et le dernier notifié en Ile-de-France le vendredi 20 mai 2022 chez un « homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus ».
Sur le plan international, on informe qu’il s’agit de la plus grande épidémie de variole du singe jamais signalée. Depuis le début du mois de juin, les autorités sanitaires de plusieurs nations, de l’Europe au Canada, en passant par les États-Unis et l’Australie, ont commencé à détecter des cas de cette étrange maladie. A noter qu’on avait pu faire face aux précédentes épidémies. L’épidémie de variole du singe touche désormais 15 pays en dehors de l’Afrique. Plus de 80 cas ont été confirmés. Toutefois, le risque pour le grand public reste faible.
Jean Yves
Source : www.maliexpress.net
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