Un spectre de division en la demeure à la CEDEAO ?

La Communauté Économique des Etats d’Afrique de l’Ouest aura étonné, la semaine dernière, par une confusion assez criante pour mériter qu’on s’y attarde. Au sortir de son dernier sommet consacré au Mali, entre autres, la nouvelle d’un ultimatum sous peine de nouvelles sanctions contre notre pays a fait les choux gras des réseaux sociaux avant d’être noyée dans le doute.

Elle provient pourtant d’une annonce officielle faite par le Secrétaire général en personne et non moins porte-voix des chefs d’Etat devant plusieurs médias présents à Abuja dans le cadre du conclave, qui s’est penché par ailleurs sur la question des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali pour mercenariat.

Le hic est que la libération des détenus ivoiriens ne figure aucunement dans le communiqué final du sommet sous forme d’injonction faite au Mali de procéder à leur élargissement avant le 1 er janvier prochain. De quoi justifier les soupçons d’une invention du secrétaire général, qui avait en même temps annoncé aux journalistes l’imminence d’une mission à Bamako pour signifier l’ultimatum de la Cedeao aux autorités de la Transition.

Voilà plus d’une semaine depuis la fin de l’événement et aucune délégation n’est venue pour l’heure démentir le contenu du communiqué final manifestement beaucoup plus conciliant que les annonces tapageuses devant la presse internationale. Comme qui dirait une dissonance qui met en exergue un malaise sur fond d’absence de consensus dans la gestion du sujet.

Le Témoin 

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