Sous les feux des critiques après son passage à la tribune de l’ONU : Aminata Cheick Dicko droite dans ses bottes

Appelée en sa qualité de membre de la société civile malienne et défenseure des droits humains, à témoigner en duplex, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU à New York la semaine dernière, Aminata Cheick Dicko, vice-présidente de l’Observatoire Kisal, a évoqué des exactions commises par les “terroristes”. Elle a aussi fait mention de l’implication des “partenaires militaires russes” de l’armée malienne dans “la commission (de) violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire”.

Le Mali continue de faire face à des défis complexes. La menace terroriste est toujours présente et touche les quatre coins du pays. Les attaques visant les Forces de défense et de sécurité s’étendent de plus en plus dans le Sud du pays. Notamment dans les régions de Sikasso, Koulikoro, Koutiala et Kayes et même aux alentours de la ville de Bamako. D’autres attaques dont certaines par engins explosifs improvisés visent les véhicules de transport en commun, les convois logistiques, humanitaires et même les casques bleus”, avait-elle déclaré à cette occasion.

Il n’en a pas fallu plus pour que la dame Aminata Dicko s’attire une fougue d’indignations aussi bien de la part des internautes que de la part de certains regroupements. C’est le cas notamment du Collectif de défense des militaires (CDM) qui a enfoncé le clou avec une poursuite d’Aminata en justice pour calomnie, diffamation et haute trahison.

Mais c’est sans connaître la détermination et le caractère récalcitrant de la jeune dame défenseure des droits humains. Droite dans ses bottes et comme pour signifier à ses détracteurs qu’elle n’est nullement ébranlée par la plainte déposée contre elle, Aminata Cheick Dicko a sorti une autre pique de nature à exacerber la tension naissante. “Ils accusent d’autres pays sans preuve à l’ONU, devant le Conseil de sécurité mais sont ulcérés et crient au complot quand la même organisation veut mener de simples enquêtes au Mali”, a- t-elle laissé entendre sur VOA après la plainte déposée contre elle. Est-ce là une manière à elle de narguer davantage ou s’agit-il d’une sérénité à prouver l’authenticité de ses déclarations aux Nations unies ? Les prochains épisodes de ce feuilleton nous édifieront.

Mais le moins que l’on puisse dire pour l’heure est que les propos de la jeune dame ne sont pas tous forcément condamnables. Surtout quand on sait que des attaques meurtrières sont menées à proximité de Bamako ces derniers temps. Le cas du 2 janvier dernier où deux attaques simultanées ont fait sept morts à Kasséla et à Marakacoungo, respectivement à environ 30 kilomètres et 80 kilomètres à l’est de la capitale, dans la région de Koulikoro.

A Kasséla, les assaillants sont arrivés à moto et ont attaqué le poste de péage sur la route permettant d’accéder à Bamako. Deux personnes, dont un agent des eaux et forêts, avaient été tuées et une troisième blessée au grand dam d’Aminata Cheick Dicko par exemple.

Edjola SEGBEDJI

Source : Aujourd’hui Mali

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