SOULEYMANE TRAORE A PROPOS DE LA GESTION DES BRUITS CONTRE LA VACCINATION DE COVID-19 : ”Les rumeurs sont collectées, analysées et traitées”

Le chef du département Animation, suivi et évaluation au CNIECS, M. Souleymane Traoré dans une interview qu’il a accordée à notre redacton se prononce sur la gestion des rumeurs contre la vaccination de la pandémie à Coronavirus. Des dispositions prises par le MSDS et ses partenaires, les outils et mécanismes utilisés pour combattre ce fléau, les principaux acteurs de la lutte contre ce phénomène… M. Souleymane Traoré répond à toutes ces questions. Interview.

Quelles sont les dispositions prises par le MSDS et ses partenaires pour faire face aux rumeurs contre les vaccins et la vaccination contre la COVID-19 ?

Monsieur Souleymane Traoré : Le MSDS et ses partenaires ont mis en place un mécanisme de gestion des rumeurs autour de la plateforme nationale Une Seule Santé et qui permet de collecter, analyser et traiter les rumeurs venant de la communauté, des médias traditionnels, des réseaux sociaux et du web. En effet, une Unité de gestion des rumeurs a été mise en place avec le CNIECS, la DGSHP, le CNASA, l’ANTIM, la DNACPN et leurs partenaires pour traquer et répondre aux rumeurs si nécessaire en utilisant divers outils et canaux pour ce faire.

Peut-on savoir les outils et mécanismes utilisés pour combattre le fléau ?

Un guide national de gestion des rumeurs, un registre national des rumeurs, Une Unité de Gestion des rumeurs, des Community Manager (Gestionnaires de réseaux sociaux) sont entre autres des outils mis en place pour la gestion des rumeurs.

Le mécanisme utilise les téléopérateurs du centre d’appel 36061 pour la collecte des rumeurs auprès des appelants, les Community Managers pour la traque des rumeurs sur les réseaux sociaux et médias (TV et Radio), pour alimenter le registre des rumeurs qui est soumis à l’Unité de Gestion des Rumeurs pour analyse et traitement afin en fonction de leur conséquence sur la population et la lutte contre la pandémie.

Quels sont les principaux acteurs de la lutte contre ce phénomène de plus en plus complexe ?

Les acteurs principaux en ce jour sont les suivants : CNIECS, CNASA, ANTIM, DGSHP, INSP/DOU-SP, DNSV, Maison de la presse, FENASCOM, DNACPN, DNA, Comité scientifique, USAID/Breakthrough ACTION, OMS, et UNICEF.

Cette liste peut être actualisée avec la participation de nouveaux acteurs en fonction des besoins de la lutte.

Avez-vous obtenus des résultats ? Si oui lesquels ?

Bien sûr, en utilisant le guide, les rumeurs sont collectées, analysées et traitées par l’Unité de Gestion des Rumeurs avec des réponses promptes et adaptées suivant les canaux appropriés.

Au total, du 1er janvier au 30 septembre 2021, l’UGR a reçu 601 rumeurs toutes sources confondues et a analysé puis traité 158 rumeurs ayant nécessité des actions du Ministère de la Santé et du Développement Social et de ses partenaires.

Quels sont selon vous les principaux défis à relever dans cette rude bataille ?

Les défis majeurs tournent autour de la mobilisation des ressources de l’État pour la durabilité du mécanisme et pour la traque des rumeurs sur les groupes WhatsApp qui connaissent une forte croissance aujourd’hui. Un autre défi, non moins important c’est la nécessité de faire participer les communautés locales dans la collecte des rumeurs.

Quels messages forts pour nos concitoyens en cette période de vaccination où certains sont entre hésitation et refus ?

Les vaccins sont sûrs et efficaces. Ils subissent des tests rigoureux avant leur utilisation. Surtout de se renseigner auprès des sources fiables d’information avant de se faire une opinion en connaissance de cause.

Propos recueillis par Ousmane Daou

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