SECTEURS PUBLIC ET PRIVÉ : Des recommandations fortes pour améliorer les conditions de vie et de travail

Organisé en prélude à la conférence sociale, l’atelier national de réflexion sur les conditions de vie et de travail dans les secteurs public et privé est clôt le mercredi 31 mars 2021. D’importantes recommandations ont été faites, notamment sur le système de rémunération, le respect des obligations contractuelles et le cadre juridique et institutionnel du dialogue social.

Durant trois jours, les 29-30 et 31 mars derniers, les travaux de l’atelier national de réflexion sur les conditions de vie et de travail dans les secteurs public et privé se sont déroulés sous la présidence du Ministre du Travail et de la Fonction publique, Me Harouna Touréh, organisés en concert avec les partenaires sociaux.

Faut-il le rappeler que la tenue de cet atelier national s’inscrit dans le cadre de l’organisation de la conférence sociale, prévue probablement durant ce mois d’avril 2021. Il s’agissait pour les participants aux travaux de ces trois jours d’approfondir les réflexions sur les thématiques relatives à la rémunération dans la fonction publique et dans le secteur privé, au respect des obligations contractuelles comme moyen de prévention des conflits de travail et  au diagnostic du cadre juridique et institutionnel du Dialogue social au Mali.

Les échanges autour de ces trois questions fondamentales ont permis d’aboutir à des recommandations fortes. Au chapitre  du système de rémunération dans les deux secteurs, il a été recommandé, notamment les plus importantes sont, la proposition de procéder à une analyse juridique de la rémunération dans les secteurs public et parapublic avant la conférence sociale ; d’établir d’une grille commune (unique) à la hauteur de la meilleure grille qui existe dans le respect des directives de l’UEMOA pour tous les fonctionnaires afin que tous s’y retrouvent ; de récompenser la performance par les primes ; de se conformer aux directives de l’UEMOA en matière de rémunération afin d’avoir des statuts attrayants et des salaires au moins conformes au rang du pays dans le classement de l’UEMOA, troisième économie, troisième salaire ; de revoir le SMIG à la hausse…

Au chapitre du respect des obligations contractuelles, il a été décidé de traduire des textes régissant les relations de travail dans les langues nationales et leur vulgarisation.

Aussi, de procéder à la formation et à la sensibilisation des acteurs ; d’appliquer et respecter les textes élaborés par l’Etat ; renforcer les missions de contrôle de l’inspection du travail ; relire les conventions collectives ; valoriser les ressources humaines ; élaborer et mettre en œuvre un programme de spécialisation dans les domaines émergents tels que BTP, Mines, Agriculture, transport, Sécurité et Santé au Travail…

La troisième thématique faisant le diagnostic du cadre juridique et institutionnel du dialogue social a examiné les différents statuts régissant les forces de sécurité (Police nationale, Services pénitentiaires et Protection civile) afin de prévoir ou renforcer, au besoin, les restrictions pour certaines catégories d’agents ou de services. Il a aussi permis de prévoir des compensations (cadre de concertations) en cas de restriction pour les agents concernés ; de légiférer ou d’envisager la relecture, selon le cas, des textes législatifs et réglementaires relatifs à la création, à l’organisation et au fonctionnement des syndicats (comités syndicaux, unions syndicales, centrales syndicales, syndicats libres et autonomes), d’une part, et les modalités d’exercice du droit de grève, d’autre part…

Satisfait des travaux déroulés dans la plus grande courtoisie des participants, le Ministre du Travail et de la Fonction publique, Me Harouna Touréh, à la clôture de la cérémonie, a remercié et félicité les participants pour la qualité des débats et des recommandations formulées.

« Nous allons réussir à relever ensemble les défis du moment.  Le génie malien survivra à tous les défis que nous avons connus, vécus. A tous les pièges qu’on a pu nous tendre et qu’on continuera à nous tendre », soupire le Ministre Touréh dans son intervention de la clôture. 

Concourant manifestement à l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs des secteurs public et privé, l’atelier national qui s’achève balise sans nul doute le terrain afin que les assises prochaines de la conférence sociale soient une réussite.

Ousmane Morba

Source : l’Observatoire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *