Processus de Transition : Le corps diplomatique s’informe à bonne source

Élections, sécurité, processus de paix, perspectives pour la Minusma… le chef de la diplomatie malienne a donné des éclaircissements sur de nombreux sujets. C’était hier lors de sa rencontre avec les diplomates accrédités dans notre pays.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rencontré, dans les locaux de son département, les chefs de missions diplomatiques et consulaires ainsi que les responsables d’organisations internationales accréditées dans notre pays.

Les échanges ont porté sur les avancées réalisées dans le cadre du processus de Transition, la situation sécuritaire et son impact sur la situation des droits de l’Homme, le processus de paix et les perspectives pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Parlant du processus de Transition, le ministre Diop a assuré que toutes les mesures relatives au processus politique sont conçues et réalisées dans une démarche consensuelle et inclusive.

Conformément aux attentes largement exprimées par la population malienne lors des Assises nationales de refondation (ANR), les autorités ont pris des mesures fortes et irréversibles pour le retour à un ordre constitutionnel sécurisé et apaisé. La convocation du collège électoral pour le référendum constitutionnel, le 18 juin 2023 s’inscrit dans cette dynamique, a soutenu Abdoulaye Diop.

Il a assuré que le léger glissement de calendrier pour la tenue du scrutin référendaire n’aura aucune incidence sur le respect du chronogramme de la Transition. L’installation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), la mise en place en cours de finalisation de ses coordinations ainsi que le nouveau découpage territorial sont d’autres avancées évoquées par le ministre Diop.

S’agissant de la situation sécuritaire, le chef de la diplomatie malienne a soutenu que les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent leurs offensives contre les organisations terroristes et remportent des succès tangibles sur le terrain. Des succès qui ont été rendus possibles grâce au renforcement de l’outil militaire.

La question relative aux droits de l’Homme a été développée par le ministre Diop, soulignant que le gouvernement regrette la campagne hostile de certains États et organisations internationales contre le Mali, en instrumentalisant la question des droits de l’Homme. Les opérations de lutte contre le terrorisme sont menées dans le strict respect des droits de l’Homme, d’autant plus qu’il s’agit de nos propres populations, a-t-il insisté.

RAPPORT FANTAISISTE- «L’affirmation du rapport, sans aucun fondement, de 500 victimes, sur une population évaluée à 4.000 personnes, est fantaisiste. Car cela équivaudrait à 12,5% de la population de Moura, qui aurait été tuée, mais cette affirmation est surtout dangereuse car elle jette l’opprobre sur l’institution militaire et étatique, sans aucune précaution d’usage en matière d’enquête », a protesté le ministre des Affaires étrangères.

Parlant des partenariats, le ministre Diop dira que notre pays inscrit désormais son action extérieure sur le respect de principes clés, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Sur la question concernant la relance du processus de paix, Abdoulaye Diop a indiqué que malgré les difficultés rencontrées, le gouvernement reste attaché à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Pour les perspectives à propos de la Minusma, notre pays ne fait pas mystère de sa forte réserve sur les trois options proposées par le secrétaire général de l’ONU concernant la configuration de la Minusma. « Car aucune ne répond aux attentes du Mali, au besoin de sécurité des Maliennes et des Maliens », a déploré le chef de la diplomatie malienne, précisant qu’il s’agit pour la Minusma de revoir sa posture, comment elle peut mieux aider les FAMa à sécuriser les populations.

S’exprimant au nom de l’ensemble des chefs de missions diplomatiques et consulaires ainsi que les responsables d’organisations internationales accrédités dans notre pays, l’ambassadeur de l’état de la Palestine au Mali, Hadi Shebli, s’est réjoui en disant que ces rencontres permettent d’éviter des spéculations sur les réseaux sociaux. Il a apprécié les avancées dans le processus de Transition avant de déclarer d’être convaincu que l’agenda des élections sera respecté.

«Il est dans l’intérêt de tous que les efforts soient conjugués afin de surmonter les difficultés et de relever le défis liés à la sécurité et le terrorisme», a reconnu Hadi Shebli. Il ajoutera que «personne ne peut nier aujourd’hui que la situation sécuritaire au Mali s’est améliorée».

Oumar DIAKITE

Source : L’Essor

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