Me Mountaga Tall à l’occasion de la journée de la liberté de la presse : «Nous réaffirmons notre profond attachement à la dépénalisation des délits de presse…»

Me Mountaga Tall à l’occasion de la journée de la liberté de la presse : «Nous réaffirmons notre profond attachement à la dépénalisation des délits de presse…»

JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2024

La liberté de la presse est d’abord et avant tout la farouche détermination des femmes et des hommes de presse à être de vrais professionnels attachés à la sacralité des faits, à leur libre et impartial commentaire et au refus de toute forme de censure et surtout d’autocensure. La liberté de la presse, c’est aussi la sécurité et la protection des journalistes dans l’exercice de leur mission d’informer. A cet égard, ici au Mali, le cas désespérant de la disparition non élucidée de Birama Touré, les enlèvements de Hammadoun NIAILIBOULY, Moussa Bana DICKO, Sory KONE, Saleck Ag Jiddou dit Zeidane, Moustaph Koné et Almahady Barazy et plus dramatiquement les assassinats de Dada Bah et de Abdoul Aziz Djibrilla ne cessent d’interpeller. Nous condamnons ces faits avec la dernière rigueur et prions pour la libération des uns et pour le repos éternel des autres. La liberté de la presse, c’est encore la bonne formation des journalistes, la sécurité de l’emploi, le respect de la déontologie, la consolidation des bases économiques des organes de presse à laquelle l’aide publique à la presse peut et doit contribuer. C’est aussi la résistance aux pressions politiques, coupures d’internet, brouillages de signaux aux arrestations… La liberté de la presse, c’est enfin la responsabilité du journaliste face au citoyen qui mérite respect et considération et devant le Juge.Nous réaffirmons à cet égard notre profond attachement à la dépénalisation des délits de presse tout en rappelant que celle-ci ne saurait en aucun cas signifier l’impunité en cas de manquements aux règles ou d’atteinte à l’honneur et à la dignité des citoyens. Nous avons une pensée particulière pour les 141 journalistes et professionnels des médias palestiniens ont été tués et 70 autres blessés dans la guerre menée par Israël gans la bande de Gaza. Où sont les bonnes consciences ? Les donneurs de leçons ? Les gardiens autoproclamés du Temple mondial des Libertés ? Honte à eux ! Et soutien indéfectible à la Presse et à sa Liberté. Et à la Maison de la Presse du Mali
Source : Le Républicain

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