Mali : Un dépôt de décharge prend feu à Bamako

Un incendie s’est déclaré lundi dans la décharge de Lafiabougou suite aux échauffourées entre les jeunes quartier et les agents des Groupements d’intérêt économique (GIE).

Pour disperser la foule, les forces de l’ordre ont fait usage à gaz lacrymogène qui, selon les témoignages, seraient à l’origine de l’incendie du dépôt d’ordures. Il y a eu plus de peur que de mal. La Protection civile déployée sur le lieu a pu maîtriser le feu.

La fumée montante couvre le ciel. Toute la zone sentait une odeur pestilentielle. De la Place de la Can au dépôt de transit, des tas d’ordures (déchets ménagers et assimilés) avaient été déversés sur la voie publique par des charretiers en colère.

Des barricades érigées à l’aide de pneus et cailloux, rendaient la circulation encore plus difficile.

Les ordures brûlées affectent gravement les habitants. Sollicité par le gouverneur du District de Bamako, le directeur régional de la Protection civile, le lieutenant-colonel Adama M Diarra et ses hommes ont pu maîtriser le feu. « Il peut y avoir plusieurs inconvénients quand les ordures prennent feu notamment la pollution de l’atmosphère et même l’aggravation de la santé des malades d’à côté », prévient-il soulignant qu’heureusement tout est rentré dans l’ordre. Il précise aussi que son service a déployé d’importants moyens logistiques dont quatre camions d’incendie et deux citernes de grandes capacités. En plus, des véhicules de secours aux asphyxiés et aux blessés étaient également visibles sur le lieu de l’incendie.

En somme, selon nos informations, tout serait parti de la décision de la population de Lafiabougou à empêcher les GIE de déverser des ordures sur ce site de transit. « Ce matin, une vingtaine de chariots remplis d’ordures se sont dirigés vers le site pour déverser des ordures. La population s’y est opposée, provoquant des remous. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont fait usage de gaz lacrymogène qui ont mis le feu au dépôt», témoigne un témoin en sueur.

Souleymane SIDIBE

Source : L’Essor

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