Levée du mot d’ordre de grève pour l’article 39 : la position ambiguë des enseignants

Le 21 novembre passé, les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 avaient déposé un préavis de grève de 72 heures, donc trois jours d’arrêt de travail. A la surprise générale, ils ont levé ce mot d’ordre de grève après, disent-ils, des efforts du gouvernement.

Dans une déclaration en date du 13 décembre 2022 signée par les différentes parties, les syndicats se réjouissent des négociations avec le gouvernement de la Transition qui ont abouti à la majoration de la prime spéciale de responsabilité avec un montant de 12,3 milliards de FCFA correspondant à 11 000 FCFA par enseignant à compter du 1er novembre 2022. A cela, s’ajoutent la création d’une prime spéciale d’enseignant, l’élaboration et l’examen du document cadre d’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

Le hic de cette déclaration, c’est qu’aucune mention n’a été faite de la fin de cette revendication, objet de la brouille des enseignants depuis des années. Pour beaucoup d’observateurs, les enseignants ont seulement cédé face à l’argent que le gouvernement aurait déposé sur la table de négociation. Pourtant, dans un passé récent, particulièrement en 2021, lors d’une sortie des mêmes syndicats, ils avaient exigé l’application stricte et sans condition de l’article 39.

Au regard de ces efforts du gouvernement de la Transition, assoupliront-ils leur position concernant l’article 39 ? Où reviendront-ils à la charge ? En tout état de cause, ils ont remercié le ministre de la Défense, Colonel Sadio Camara et son collègue des Finances, sans faire mention de leur ministre de tutelle. Allez savoir pourquoi !

Le Challenger 

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