La CEDEAO suspend la Guinée-Bissau après le coup d’État militaire
Réunie jeudi 27 novembre en session virtuelle extraordinaire, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, présidée par le dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio, a décidé de suspendre la Guinée-Bissau de toutes ses instances de décision. Cette mesure fait suite au coup d’État militaire survenu mercredi dans le pays.
Une réaction conforme aux textes communautaires
Les dirigeants ouest-africains ont invoqué les principes inscrits dans le Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ils exigent que les militaires responsables de la prise de pouvoir rétablissent sans délai l’ordre constitutionnel et se retirent dans leurs casernes.
Dans un communiqué diffusé après la réunion, l’organisation annonce la suspension immédiate de la Guinée-Bissau « jusqu’au retour à un fonctionnement pleinement conforme à la Constitution ». La CEDEAO prévient également que les auteurs du coup d’État seront personnellement tenus responsables de la protection des citoyens, des résidents et des personnes détenues depuis l’événement. L’organisation les met en garde contre toute atteinte à la sécurité ou aux droits fondamentaux.
Par ailleurs, la Mission de stabilisation et d’appui de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB) est maintenue afin d’assurer la protection des institutions publiques et de prévenir toute escalade.
Possibilité de sanctions élargies
L’instance régionale indique suivre la situation de près et ne pas exclure des mesures plus fermes, en s’appuyant sur les protocoles additionnels adoptés en 2001 et 2012. Des sanctions pourraient notamment être appliquées à toute entité impliquée dans la rupture du processus démocratique ou électoral.
Une mission de médiation de haut niveau
Pour favoriser une sortie de crise, la CEDEAO a confié au président en exercice la conduite d’une mission de médiation rassemblant plusieurs dirigeants de la région :
Faure Gnassingbé (Togo)
José Maria Pereira Neves (Cap-Vert)
Bassirou Diomaye Faye (Sénégal)
Cette délégation sera accompagnée du président de la Commission de la CEDEAO, le Dr Omar Touray, et devra engager un dialogue direct avec les auteurs du putsch afin d’obtenir un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Par maliexpress.net
Inscrivez-vous au Newsletter de Maliexpress.net pour recevoir le journal PDF gratuit

