Kazangasso, commune du Cercle de Bla : Le Chef de Poste médical échappe à un lynchage

Kazangasso, commune du Cercle de Bla : Le Chef de Poste médical échappe à un lynchage

Kazangasso est une commune du Cercle de Bla. Ainsi, le 28 avril dernier, son Chef de Poste médical a subi une agression venant du père d’un patient suite à une histoire d’injection

Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention de ses collègues qui lui ont porté secours face aux agissements des jeunes de ladite commune qui voulaient s’en prendre à lui. L’affaire est à présent au niveau de la justice.

Les faits n’ont point laissé indifférent les agents du Centre de Santé de référence de Bla (CSREF). Pour cela, ils ont tenu un sit-in devant ledit Centre de Santé le Mardi 7 mai dernier dans la matinée pour exprimer leur indignation face à la situation. En effet, selon notre information, les faits se sont déroulés le 28 Avril dernier, aux dires de la victime, Aboubacar Traoré, Chef de Poste médical de la Commune de Kazangasso, tout est parti d’une discussion au sujet d’une injection que devrait être soumis le fils de l’agresseur. Ainsi, celui-ci (l’agresseur) aurait insisté à ce que lui-même fasse l’injection. Chose que celui-ci a manifestement refusé. Ce faisant, il lui a expliqué que ses autres collègues peuvent faire le même travail. C’est partant de cela que l’agresseur s’est mis en colère avec à la clé des injures grossières des parents du pauvre Médecin avant de lui asséner un coup de poing au visage. Comme si cela ne suffisait pas, de l’explication de notre contact, les jeunes de la localité ont escaladé l’enceinte du Centre de Santé dans le but de faire la peau au Dr Aboubacar Traoré, mais grâce à la rescousse de ses collègues le pire a été évité.

Aussi, n’ayant pas eu gain de cause après avoir porté plainte à la gendarmerie avec ses collègues ‘’chefs de poste médical’’, Dr Traoré et ses pairs ont porté l’affaire devant le tribunal où un soit transmis leur a été délivré pour la police. Aux dernières nouvelles, l’agresseur aurait pris la poudre d’escampette. Et en guise de solidarité, leur syndicat a tenu un sit-in, qu’il compte renouveler chaque mois jusqu’à l’interpellation de l’accusé.

Mariam Sissoko

SURSAUT

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