Focus : Intégration de 26 000 ex-combattants dans l’armée et l’administration publique: la transition fâche les Maliens

Focus : Intégration de 26 000 ex-combattants dans l’armée et l’administration publique: la transition fâche les Maliens

Lorsque les participants aux Assises nationales de la refondation (ANR) ont demandé une relecture de l’Accord d’Alger dit de paix, vu la réaction du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, clamant haut et fort pour une application intelligente de l’Accord, nous avons applaudi. Mais voilà quelques mois après, le chef de la transition et son gouvernement décident d’intégrer 26 000 ex-combattants dans l’armée et dans l’administration publique. De quoi faire révolter?

Depuis l’indépendance, notre pays a connu quatre (04) rebellions armées dans le nord: 1962-1963, 1990-1992, 2006, 2012-2013 qui ont donné lieu à une série d’accords de paix. Pour certains, la répétition de ces rebellions serait due à la mauvaise application desdits accords. Pour d’autres, il convient de rechercher les causes ailleurs. Elles ont plusieurs origines: d’abord dans les divers avantages accordés aux groupes rebelles qui encouragent à reprendre les armes régulièrement.

De manière générale, toute prime à la violence ou à la rébellion devrait être évitée, car elle présente deux (02) inconvénients: encouragement pour l’avenir à recourir de nouveau à la violence sous prétexte répété que les accords précédents n’auraient pas été appliqués de manière satisfaisante et une frustration pour les communautés ou collectivités qui n’ont pas l’initiative de recourir à la violence. Dans d’autres pays africains, les accords signés entre le gouvernement et des rebellions en Côte d’Ivoire (Linas-Marcoussis), signés en 2003, en République démocratique du Congo (RDC), les accords signés à Sun City, en 2002, ceux de Goma, en 2009 et de 2013 d’Addis-Abeba, se sont révélés problématiques.

Guichets automatiques des banques en panne à Dioïla: le calvaire des usagers

Ouvertes au grand bonheur de la population de Dioïla et environs, les agences de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA), Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et Bank Of Africa (BOA) n’offrent plus le même service. En effet, depuis quelques mois, les guichets automatiques de ces trois banques ne fonctionnent plus. Cet arrêt des guichets automatiques contraint les usagers à faire la file indienne à la fin de chaque mois. Ils sont nombreux, les clients de ces banques, à prendre leur mal en patience. Ils se posent la question de savoir pourquoi les guichets automatiques des trois banques sont à l’arrêt au même moment. Pour les uns, les banques de la place n’ont aucun respect pour les clients et pour les autres, il s’agit d’un sabotage délibéré pour faire souffrir les usagers qui n’ont d’autre choix que ces trois banques qui ont pignon sur rue dans la vie de Dioïla.

Ministère des Mines: création de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali

Le Conseil des ministres du mercredi 24 août 2022, sur le rapport du ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, a adopté un projet d’ordonnance portant création de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali. Elle a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés.

Le Mali dispose d’un vaste potentiel dans les domaines pétrolier et gazier couvrant une superficie de 900 mille Km2.

Pour la mise en valeur de ces nombreuses ressources et conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), le projet d’ordonnance adopté créé la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali avec comme actionnaire unique l’État.

Plainte du Mali contre la France à l’ONU: les partis politiques maliens d’obédience française gardent le silence

En politique, dit-on, il n’y a pas d’éthique, et la fin justifie les moyens. Suite aux nombreuses attaques des groupes armés contre l’armée malienne, notre pays a porté plainte contre la France (Barkhane) pour soutien logistique et de renseignements aux groupes armés. Hormis le Parti Union pour la Sauvegarde de la République (USR) de Nouhoum Togo, aucun parti politique (271) n’a levé le petit doigt pour apporter son soutien à la transition. Selon Jimmy Carter, la politique est comme le deuxième plus vieux métier du monde ayant des points communs avec le premier métier du monde qu’est la prostitution.

Vente des produits éclaircissants: 31,6 milliards de F CFA par an

Selon l’organisation The borgen Project, le marché des produits éclaircissants en Afrique s’élève à 31,6 milliards de dollars par an. Le marché du livre en Afrique est d’un milliard de dollars. Si vous voulez devenir riche en Afrique, vous gagnerez plus à vendre de l’hydroquinone qu’à produire de la connaissance. Sur le continent, l’aliénation culturelle est le commerce le plus rentable car les gens dépensent 30 fois plus à ne plus ressembler à des Africains qu’à se cultiver. Apprenez à un peuple à se détester: il sera le plus heureux et le plus moins soumis.

Gourma Rharous: ouverture des check-points installés sur le fleuve avec son lot de braquage des propriétaires de pinasses

Sur instruction du président de la République, en 2018, les check-points avaient été démantelés et fermés. Aujourd’hui, les mêmes check-points ont repris leur place avec braquage des pinasses. Environ onze (11) check-points attaquent les embarcations. Parmi les bandits armés qui attaquent les embarcations, il y a des membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ceux de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques (CMFR2) et un du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA). Il ne saurait avoir plusieurs forces de sécurité dans un pays indépendant et souverain.

Instauration de la démocratie en Afrique à la suite du discours de la Baule en 1990: Pourquoi tant de guerres civiles dans les années 1990 ?

Au cours de la décennie 1990, 24 des 54 États africains ont connu une guerre, la plupart du temps une guerre civile, de l’Algérie et de ses années de plomb à la République démocratique du Congo (RDC), dont la partie orientale devient une terre à butins, en passant par le Liberia, la Sierra Leone ou la Somalie. Selon des estimations fréquemment citées dans les médias mais impossibles à vérifier, les deux tiers des enfants soldats dans le monde dans les années 1990, environ 300 000 auraient été des mineurs africains.

Source : Inter de Bamako