Gourma Rharous/Serere : Sans réseaux téléphoniques depuis 11 ans

Depuis 11 ans, Séréré dans le cercle de Gourma Rharous est coupé du reste du monde. Les réseaux téléphoniques ont été saccagés par des présumés bandits armés.

De 2012 à nos jours, Séréré une Commune rurale du cercle de Gourma Rharous est complètement coupé du reste du monde. En effet depuis le début de la crise sécuritaire au Mali, aucun réseau de communication ne peut servir longtemps dans cette zone, les sabotages ne font que se succéder de 2012 à nos jours par des groupes armés natifs de la région. Cette commune est une très grande commune composée de 7 villages et 7 fractions qui sont tous engagés dans l’agriculture, l’élevage et la pêche et même le commerce.

Le dernier acte de sabotage s’est passé le dimanche 13 et les 14 et 15 janvier 2023 où des bandits armés sévissant dans cette zone depuis avant la crise de 2012 ont brûlé les batteries puis tiré sur les panneaux solaires. A travers des tirs à l’arme lourde, ils ont fini par faire tomber l’antenne du réseau Malitel qui permettait aux villageois d’avoir les nouvelles de leurs parents alors que cette même antenne avait résisté à des calamités naturelles comme les tempêtes de sable.

Malgré plusieurs alertes des populations du village de Madiakoye chef-lieu de la Commune rurale de Séréré ou était installée l’antenne, ni la base militaire de Gourma Rharous située à 60 kilomètres ni celle qui est basée à Tombouctou à 75 Km n’ont pas réagi.

Grâce à la base de Fararou située à 15 kilomètres entre Séréré et Tombouctou au bord du fleuve, les populations vaquaient paisiblement à leurs occupations parce qu’il y’avait des patrouilles permanentes même pendant la nuit dans toute ladite zone, chose qui empêchait les bandits de faire des atrocités. Maintenant ils sont laissés à elles-mêmes. Ce qu’il faut savoir aussi est que tous les mouvements signataires sont présents dans la zone du Gourma et disent tous vouloir la paix, le bien-être et la sécurisation des populations et leurs biens. Malgré tous ces engagements, rien ne change que de la désolation et des atrocités dans cette partie du Gourma.

 Mohamed Maïga

 (Stagiaire)

Source : Mali Tribune 

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