Formation professionnelle : UMRSS renforce la capacité des Hommes de Média

Dans l’optique d’une bonne compréhension entre les agents de la santé et les populations maliennes sur les risques et les conséquences liés à la pandémie de Covid-19 qu’avait secoué le monde pendant un certain nombre d’années, l’unité de mise en œuvre du renforcement du système de santé (UMRSS), en collaboration avec le Ministère de la santé et du développement durable et le CNIECS, a initié un atelier de formation des Hommes de Médias afin de leur permettre d’acquérir des expériences en termes d’information et de communication sur les épidémies et autres urgences sanitaires.

Tenue du 26 au 27 juin 2023, à l’institut national de santé publique, avec comme thème au centre des débats « La communication des risques et l’engagement communautaire ». La cérémonie d’ouverture a été marquée par deux (02) allocutions, à savoir : Le représentant (CNIECS) centre national d’information, d’éducation et de communication pour la santé, M. Ladji Sidy Traoré et celle de la chargée de communication de l’UMRSS rattachée au Ministère de la santé, Mme Habibatou Traoré, sous la direction de deux autres formateurs : Dr. Yacouba Traoré, Médecin au centre national d’Immunisation et de Nana Kadidia Traoré, épidémiologiste au CNI, en plus de M. Ladji Sidy Traoré. 

Cette initiative rentre dans le cadre du projet de l’Unité de mise en œuvre du renforcement du système de santé (UMRSS), sur un co-financement du Fonds mondial et de Gavi, dont l’objectif général consiste à renforcer les capacités professionnelles des journalistes pour faire d’eux des acteurs clés et efficaces dans la riposte contre les épidémies et autres urgences sanitaires.

À cet effet, elle se veut un cadre participatif de trente (30) journalistes pour cet atelier de deux (02) jours, répartis comme suit : dix (10) journalistes de la presse écrite, dix (10) de la presse en ligne et dix(10) de la presse orale. 

La représentante du partenaire financier a déclaré dans son discours introductif : « durant les périodes de grandes difficultés telles que la crise de la Covid-19, l’accès à une information fiable devient une préoccupation majeure quand il s’agit de se protéger soi-même et ses proches ». Selon elle, bien que l’OMS a annoncé la fin de l’épidémie comme une urgence sanitaire, mais la Covid-19 reste toujours une réalité qui rôde autour des populations. 

Dr. Yacouba Coulibaly après avoir fait un bref aperçu sur la Covid-19, il a décortiqué la situation de la pandémie au Mali en rappelant que depuis son émergence en décembre 2019, la Covid-19 a eu des effets dévastateurs aux quatre (04) coins du monde. De ce fait, Il regrette que cette crise sanitaire n’a pas épargné le Mali où les premiers cas ont été identifié à partir du 25 mars 2020. « La Situation globale du 25 mars 2020 au 21 juin 2023 : 33 151 cas positifs, 743 décès avec un taux de létalité à 2,24%. 32 311 cas guéris avec taux de guérison de 97,51%. A travers l’initiative Covax et la coopération bilatérale, le Mali a bénéficié des vaccins contre la Covid-19 », a-t-il précisé.

Concernant la situation de la Vaccination contre la Covid-19 à la date du 16 juin 2023, Dr. Coulibaly indique que 3 762 687 ont été complètement vaccinés et 690 035 partiellement vaccinés. Selon lui, la maladie à coronavirus est une maladie infectieuse due au virus SARS-CoV-2. Il a ajouté que la plupart des personnes infectées par le virus présentent une maladie respiratoire d’intensité légère à modérée et se rétablissent sans avoir besoin d’un traitement particulier. Il a précisé que n’importe qui, à n’importe quel âge, peut contracter la Covid-19 et tomber gravement malade ou en mourir. S’agissant de l’origine du virus, il a rappelé que c’est une contamination d’origine animale, recombinaison génétique et adaptation à l’homme. Abordant les différents variants, le formateur dira que tous les virus mutent mais la plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus. Cependant, certaines mutations peuvent affecter les propriétés du virus et influer et devenir un variant préoccupant. Pour lui, le variant actuel le plus préoccupant est l’Omicron qui reste dominant dans le monde. Parlant de la mode de transmission de la maladie, Dr. Coulibaly fait croire que le virus peut se propager par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales émises par une personne infectée quand elle tousse, éternue, parle, chante ou respire.

Et à M. Amadou Kodio de remercier en tant que participant qui a demandé de multiplier ces genres d’initiatives surtout auprès des acteurs de la société civile qui sont aussi des autorités coutumières. « Cet atelier de formation m’interpelle sur ma responsabilité en tant que journaliste, car nous avons d’énorme responsabilités de sensibilisation, de communication et d’aider à la gestion positive d’une crise ». Et d’ajouter : « Ils ont joué leurs rôles de rappeler les gens comme quoi que la maladie n’est pas totalement éradiquée, donc il est de notre responsabilité d’accepter et de travailler sur la ligne d’orientation ». 

À titre de rappel, le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a été affecté par la pandémie de Covid-19 depuis mars 2020. Cette crise sanitaire a constitué une nouvelle expérience pour une grande partie de la population mondiale : la peur de sortir, le confinement, la vie sous l’État d’urgence, etc. Ce fléau s’est ajouté aux difficultés d’un quotidien déjà très précaire en particulier pour les pays les fragiles. 

Sidy Coulibaly pour maliexpress.net

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