Fini pour la Minusma ?

A quelques mois du renouvellement du mandat de la mission onusienne au Mali, le débat sur son maintien ou non fait rage. Entre partisans du départ imminent de la Minusma et ceux qui plaident pour sa continuité, il y a une troisième voix qui souhaite sa redéfinition. 

Si à Bamako, des mouvements de contestation de la présence de la mission se font sentir, dans des zones où elle évolue, la lecture est nettement différente. Par exemple, à Tombouctou et Gao, zones dans lesquelles la Minusma mène plus d’actions, pas question de son départ. Les raisons sont multiples et plaident pour son maintien. 

Dans ces endroits très éloignés de l’État central, la mission onusienne fait office de partenaires dans l’aboutissement de nombreux projets à impact rapide mais également elle utilise la main d’œuvre locale. Est-ce suffisant pour son maintien ? 

Nombreux sont les Maliens qui ne se retrouvent pas dans les actes que pose la Minusma. Certains vont jusqu’à dire que la mission n’a plus son importance dans le pays du fait qu’elle n’a pu obtenir de réels résultats dans la mise œuvre de l’accord issu du processus d’Alger. Mieux, son rôle de stabilisation n’est plus d’actualité au regard de la donne terroriste. 

Une évidence, la Minusma ne fait plus l’unanimité et on peut même prédire sa fin brusque. Pour des observateurs avertis, la militarisation de la police, de la protection civile peut constituer une solution de rechange rapide.

Source : Miroir Hebdo 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *