Enseignement supérieur : Les étudiants protestent contre l’absence des enseignants

Les étudiants de l’école normale supérieure (ENSup) et de trois facultés de Bamako ont vigoureusement manifesté le 17 mai 2023. Objectifs : exiger la fin des grèves des enseignants et la reprise immédiate des cours. Une situation que les grévistes qualifie d’intenable. Du coup, il ont à l’unisson affiché leur ras-le-bol. Inquiets de la situation, les parents d’élèves sont rentrés dans la danse pour soutenir leurs enfants qui ne demandent que la reprise normal des classes.

Dans la capitale, la manifestation est partie de la faculté des sciences et techniques à la direction générale de l’enseignement supérieur. Cette marche a regroupé des centaines d’étudiants venus de plusieurs facultés pour exprimer leur désarroi face à une situation qu’ils ont qualifié de persistante. .

Cette mobilisation des étudiants se justifie par la volonté des syndicats d’enseignants qui depuis 3 semaines observent un arrêt de travail. Et cela après une série de grève au mois de janvier dernier. Ils réclament entre autre : “l’amélioration des conditions de vie de l’enseignant supérieur, la sécurisation de l’espace universitaire et la séparation du statut enseignant et enseignant-chercheur” 

« Trop c’est trop, on veut étudier », scandaient les étudiants manifestants. En effet, ils exigent un enseignement de qualité au niveau supérieur mais aussi du secondaire. 

Pour Nelga Dembélé, porte-parole du mouvement des étudiants manifestant, “ils sont victimes de leur droit à l’éducation à la suite du mot d’ordre de grève des syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui dure près de deux mois. Nous lançons un cri du cœur à toutes les couches impliquées ».

Revendications 

Du côté du syndicat national de l’enseignement supérieur SNESUP, cet arrêt de travail s’explique par le mutisme des autorités. « Le gouvernement est resté sur sa position. Le mépris total. C’est ce qui nous a amené à cet arrêt de travail », explique le secrétaire général du comité exécutif national du syndicat national de l’enseignement supérieur. « Nous réclamons neuf points dont, la prime de recherche depuis 2017 et la séparation des statuts enseignants-chercheurs et chercheurs », martèle Dr Alou Diarra.

Ces arrêts de travail se déroulent au moment où plus de 15 mille bacheliers de 2022 n’ont toujours pas commencé l’année universitaire dans les facultés choisies. Malgré toutes nos sollicitations, des étudiants, le ministère de l’enseignement supérieur n’a pas voulu réagir, peut-on lire sur la page savant 24. 

La nécessité d’un consensus

La Fédération nationale des Parents d’élèves s’est dit engagée à trouver un consensus entre les deux parties concernées. Toutefois, elle reconnaît que la situation devient de plus en plus insupportable.

Le secrétaire général adjoint de la fédération nationale des associations des parents d’élèves du Mali Daouda Sacko dira que ” les gens sont dans leur droit de réclamer des meilleures conditions d’études pour accéder à un avenir radieux”. Dans sa déclaration, il a affirmé que les membres de la fédération ont rencontré des tendances qui sont dans cette situation conflictuelle au niveau du supérieur. Cependant, il dit espèrerer à leur faire entendre raison car il s’agit d’une cause nationale. “On ne peut pas indéfiniment laissé les étudiants dans la rue”, à conclut M. Sacko chez notre confrère de Studio Tamani.

Ahmadou Sékou Kanta pour Maliexpress

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