Delcy Rodríguez, présidente par intérim, appelle à l’unité et à la défense de la souveraineté vénézuélienne

Delcy Rodríguez, présidente par intérim, appelle à l’unité et à la défense de la souveraineté vénézuélienne

Dans un contexte de tensions extrêmes suite à la capture du président Nicolás Maduro par une opération militaire américaine, Delcy Rodríguez, désormais présidente par intérim du Venezuela, a prononcé un discours fort appelant à la défense de la souveraineté nationale, au maintien de l’unité intérieure et à un engagement diplomatique clair face aux pressions internationales.

La Cour suprême vénézuélienne avait désigné Delcy Rodríguez à la présidence par intérim pour une période de 90 jours, après que Maduro ait été transféré vers les États‑Unis pour y faire face à des poursuites judiciaires. L’armée a rapidement entériné cette décision, cherchant à assurer une continuité institutionnelle dans le pays.

Dans son adresse publique, Rodríguez a dénoncé l’opération américaine comme une agression sans précédent contre la République bolivarienne, affirmant que les actions menées « maintenant et à 1 h 58 du matin » constituaient une violation du droit international et une tentative de changement de régime. Elle a fait appel à l’histoire et à la mémoire des luttes sud‑américaines, citant des figures emblématiques comme Simón Bolívar, en affirmant que le Venezuela ne deviendrait « jamais une colonie de personne ».

La présidente par intérim a également insisté sur le fait que « l’unique président du Venezuela est Nicolás Maduro » et a exigé la libération immédiate de lui et de son épouse, Cilia Flores, en les qualifiant de victimes d’un enlèvement illégal et illégitime. Cette position a été réaffirmée lors d’une réunion du Conseil de défense nationale, retransmise en direct.

Toutefois, Rodríguez a tenté d’adopter un ton diplomatique sur certains points. Dans un message ultérieur publié sur les réseaux sociaux, elle a appelé les États‑Unis à coopérer avec le Venezuela autour d’une « agenda de coopération basé sur le développement partagé », tout en exigeant que toute interaction respecte le droit international et la non‑interférence dans les affaires internes du pays.

Ce double registre — dénonciation ferme de l’intervention américaine d’un côté, invitation au dialogue dans un cadre légal de l’autre — reflète la position délicate dans laquelle se trouve Rodríguez. Elle doit à la fois consolider l’unité interne face à un choc institutionnel majeur et naviguer dans un climat international extrêmement tendu.

La mise en avant de l’unité nationale, conjuguée à la défense des ressources naturelles du pays, s’inscrit dans une ligne rhétorique forte du gouvernement vénézuélien, qui voit dans cette crise non seulement une attaque contre son leadership politique, mais aussi une menace contre sa souveraineté économique et sociale.

Alors que la scène internationale demeure divisée sur la légitimité et les conséquences de l’intervention américaine, le discours de Delcy Rodríguez traduit une volonté de mobilisation populaire, tout en tentant d’ouvrir une porte au dialogue diplomatique, conditionné par le respect des normes du droit international.

Par Maliexpress.net

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