Déclaration finale du sommet sur le Financement des Economies Africaines
Paris -1 La pandémie de Covid-19 a provoqué une crise économique mondiale sans précédent, aux conséquences sociales majeures. Après 25 ans de croissance continue, l’Afrique est gravement touchée et a connu une récession en 2020. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que jusqu’à 285 milliards de dollars de financements supplémentaires sur la période 2021-2025 seraient nécessaires aux pays africains, dont près de la moitié aux pays africains à faible revenu, pour renforcer la réponse apportée à la pandémie.
Afin de financer des politiques publiques clés pour une croissance inclusive et durable, telles que l’éducation, la santé, la protection sociale et les infrastructures, il sera nécessaire de mobiliser plus fortement les ressources intérieures, d’accroître la transparence et l’efficacité de la gestion de la dette et des dépenses publiques, d’améliorer la gouvernance et l’intégrité financière et de créer un environnement favorable au secteur privé au moyen de partenariats public[1]privé et de financements privés. Nous améliorerons en outre la préparation et le financement des projets d’infrastructure. Nous promouvrons une trajectoire de développement durable, circulaire et à faible intensité de carbone de l’Afrique et veillerons à assurer sa résilience climatique et environnementale au cours des décennies à venir. Nous nous efforcerons d’élargir l’éventail des donateurs et des investisseurs en faveur du financement de l’action pour le climat et la biodiversité et du développement technologique en Afrique, notamment en mobilisant davantage de ressources vers le continent par l’intermédiaire du Fonds vert pour le climat et du Fonds pour l’environnement mondial. Par ailleurs, nous appelons les institutions financières internationales à se fixer des objectifs ambitieux dans leurs projets portant sur le climat, en équilibrant adaptation et atténuation, et à aligner complètement leurs activités sur l’Accord de Paris dans les plus brefs délais. En définitive, la croissance et la résilience reposent sur le capital humain. Notre objectif prioritaire est de mobiliser ce capital et le potentiel démographique de l’Afrique et ainsi fournir au secteur privé les atouts dont il a besoin. Nous nous engageons à renforcer les systèmes de santé, de protection sociale, et d’enseignement et de formation sur le continent africain, en reconnaissant qu’ils constituent des facteurs déterminants pour accroître la productivité sur le continent et garantir la résilience économique en protégeant les vies, les emplois et les compétences des Africains. Nous œuvrerons ensemble pour renforcer la mobilisation des talents africains et consolider l’expertise du secteur public et les ressources et connaissances au niveau local. Nous estimons que l’engagement des pays concernés est primordial et que la série d’actions que nous nous engageons à mettre en œuvre doit aller de pair avec un fort renforcement des capacités. Nous travaillerons pour accroître et mobiliser l’expertise africaine, qu’elle soit sur le continent ou en dehors. Investir aujourd’hui dans le développement durable des économies africaines et dans leur population active en pleine expansion contribuera à faire de l’Afrique la future championne de la croissance mondiale. En marge des prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale en octobre 2021, il sera opportun de faire le point sur les efforts que nous aurons déployés pour assurer la mise en œuvre effective de ces mesures et d’affiner les initiatives que nous proposons.Une série d’actions reposant sur deux piliers Répondre aux besoins de financement pour promouvoir une relance rapide, verte, durable et inclusive Nous appelons à décider rapidement d’une allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, d’un montant sans précédent (650 milliards de dollars), et à la mettre en œuvre dans les meilleurs délais, ce qui devrait permettre d’accroître les réserves des pays africains de 33 milliards de dollars. Nous demandons instamment aux pays d’utiliser ces nouvelles ressources de manière transparente et efficace. En outre, nous sommes déterminés à accroître considérablement son impact en Afrique, en étudiant à titre volontaire : – le prêt de DTS au Fonds fiduciaire FRPC ; en s’appuyant sur la révision en cours du financement et des politiques concessionnels du FMI, le FMI estime que ses prêts aux pays à faible revenu pourraient être substantiels sur la période 2021-2025. Nous étudierons les options pour garantir la pérennité du compte de subvention du Fonds fiduciaire FRPC, qui permet des prêts à taux zéro ou à taux concessionnel ; – une série d’options supplémentaires, avec le FMI, la Banque mondiale et d’autres BMD, pour prêter des DTS en vue de soutenir la relance verte, résiliente et inclusive des membres du FMI, au sortir de la pandémie, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD). Nous prenons les engagements suivants : – Soutenir une 20e reconstitution ambitieuse des ressources de l’Association internationale de développement (AID-20), accordant une attention renforcée aux sujets du capital humain (y compris au handicap et à la protection sociale), du changement climatique, de l’emploi et de la transformation économique, du genre, de la fragilité, des conflits et de la violence, et sous-tendue par les thématiques transversales de la gouvernance et des institutions, de la soutenabilité de la dette, de la technologie et de la préparation aux crises. Cela s’appuie sur le partenariat historique de l’AID avec l’Afrique, notamment sur sa réponse à la crise de la Covid-19 sous la forme de subventions et de prêts consentis à des conditions très favorables au cours des exercices 2021-2022. Nous appelons également l’AID à réfléchir à des moyens de débloquer des ressources supplémentaires pour ses membres de manière durable, en optimisant davantage son bilan financier. – Renforcer les institutions financières publiques africaines, soutenir une mobilisation accrue de la BAD au service d’un développement vert, résilient et inclusif en s’appuyant sur la 15e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, sur la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-16) et sur la 7e augmentation générale de capital de la BAD, et renforcer l’implication du réseau des institutions financières africaines pour que celles-ci soutiennent la création d’emplois et les investissements sociaux et climatiques conformément aux objectifs de l’Accord de Paris. – Maintenir l’APD à un niveau ambitieux et, pour les pays développés qui se sont engagés à cet égard, s’efforcer d’atteindre les objectifs de 0,70 % du revenu national brut (RNB) consacré à l’APD, et de 0,15 à 0,20 % du RNB consacré à l’APD à destination des pays les moins avancés.
– Œuvrer au service d’une plus grande intégration de l’Afrique au sein de l’architecture financière internationale, en : o soutenant, pour les pays qui disposent d’une capacité d’endettement, le développement de marchés performants pour la dette publique, y compris d’outils pour améliorer leur accès et leur liquidité, en examinant entres autres la faisabilité d’une facilité de liquidité ; o exhortant le Groupe de la Banque mondiale, la BAD et les autres banques et fonds multilatéraux de développement, notamment le Fonds vert pour le climat et le Fonds pour l’environnement mondial, et les organismes bilatéraux de développement, à « fonctionner en système » et à améliorer d’ici à la fin de l’année 2021 les dispositifs de mobilisation des financements privés, y compris par le renforcement des instruments de partage des risques, dont les Project Based Guarantees, les Policy Based Guarantees et la couverture du risque politique dans les cas appropriés.
– Donner la priorité au sein du budget national à des politiques publiques clés en matière de croissance durable, telles que l’éducation, la formation et les systèmes de santé. Soutenir un plus grand engagement au sein des forums de coordination existants tels que le Partenariat mondial pour une protection sociale universelle en vue d’atteindre les objectifs de développement durable (USP2030). ** Soutenir une croissance de long terme stimulée par un secteur privé et un entrepreneuriat dynamiques et par le développement et le financement de projets d’infrastructures de qualité Nous réitérons notre soutien continu à l’égard de l’initiative du G20 sur le soutien à l’industrialisation en Afrique et dans les pays les moins avancés, du partenariat du G20 avec l’Afrique, de l’initiative du G20 « Compact with Africa », ainsi qu’à l’égard des autres initiatives pertinentes. Comme la relance et la prospérité à long terme sont indissociables de réformes favorables au développement du secteur privé, nous prenons acte de la proposition commune de la France et de l’Allemagne visant à renforcer l’initiative du G20 « Compact with Africa ». Avec le soutien des institutions financières internationales, des organisations internationales et des agences de développement, nous accélèrerons les réformes en faveur d’un environnement économique et d’un climat des investissements plus stables, plus transparents et plus fiables. Des efforts seront déployés pour traiter le problème croissant de l’économie informelle, au moyen de réformes dédiées portant sur les cadres juridiques et fiscaux, pour renforcer les capacités nationales et pour améliorer et harmoniser les cadres règlementaires et les pratiques administratives, notamment grâce à des mesures portant sur la gouvernance et l’intégrité financière. Nous encourageons les banques multilatérales et bilatérales de développement et les autres partenaires de développement, notamment les banques nationales et régionales publiques de développement africaines, à jouer un rôle clé en matière d’incitations financières visant à mettre en œuvre ces réformes. Nous encourageons un ciblage plus important vers le secteur privé dans les guichets concessionnels du Groupe de la Banque mondiale et de la BAD, en envisageant des solutions pour accroître l’impact du Guichet de promotion du secteur privé à l’occasion de la 20e reconstitution des ressources de l’AID et de celui de la Facilité de rehaussement de crédit de la BAD à l’occasion de la 16e reconstitution générale des ressources du Fonds africain de développement (FAD-16). Nous saluons l’ambition de développer une Alliance pour l’entrepreneuriat en Afrique visant à contribuer à la mobilisation de tous les partenaires, publics et privés, prêts à appuyer le développement du secteur privé africain par des moyens financiers, techniques et le renforcement des capacités. Cette Alliance permettra de mobiliser tous les partenaires prêts à consacrer des moyens financiers et techniques au développement du secteur privé africain, notamment les MPME, et à l’amplification de la dynamique entrepreneuriale à l’œuvre en Afrique, en portant une attention particulière à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes. Nous soutenons en priorité les investissements dans les jeunes entreprises africaines grâce à l’élaboration de nouveaux outils adaptés et au développement des instruments déjà existants, en ajustant notre approche aux besoins spécifiques des MPME en fonction de leur niveau de développement, en ciblant de nouveaux pays et en associant de nouveaux acteurs. Cette Alliance a spécifiquement pour objectifs de développer des MPME innovantes et d’avant-garde, principales sources de croissance et de création d’emplois, et de renforcer la capacité des entrepreneurs à avoir accès à des financements, ce qui constitue un vecteur principal de changement, d’innovation et d’une croissance économique inclusive en Afrique. Cette Alliance devrait par ailleurs bénéficier de l’entrée en vigueur de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine, dont la mise en œuvre sera soutenue par les partenaires de développement, en portant une attention particulière au renforcement de l’intégration régionale et à ses effets positifs à long terme sur le développement des marchés locaux et régionaux et la croissance durable. Afin de soutenir cette Alliance, nous nous appuierons sur la coalition existante d’institutions financières1 , constituée lors du Sommet Finance en commun de novembre 2020, qui s’est engagée à unir ses efforts pour échanger des bonnes pratiques porteuses de solutions pour les MPME en Afrique. Nous mobiliserons les apports positifs de toutes les BMD et institutions de financement du développement centrées sur le secteur privé et engagées en Afrique. Nous attendons avec intérêt que la Société financière internationale (SFI), en coordination avec la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans ses pays d’opérations2 , la Banque européenne d’investissement (BEI), les autres BMD concernées et les institutions de financement du développement bilatérales intéressées, redouble d’efforts afin de lancer cette alliance, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, d’une 1 Banque africaine de développement, Banque ouest africaine de développement, Institut de financement du développement Canada, International Development Finance Corporation (agence de développement américaine), Société islamique pour le développement du secteur privé (SID) et 15 institutions de financement du développement européennes. 2 Nous prenons acte du fait que le Cadre stratégique et capitalistique 2021-2025 de la BERD, adopté par les gouverneurs de la BERD, affirme un intérêt stratégique continu à l’égard d’une expansion limitée et graduelle en Afrique sub-saharienne. Cela ne présage en rien de l’éventuelle décision des gouverneurs à ce propos. manière progressive et ciblée. Ces efforts s’appuient sur ceux déployés dans le cadre de l’approche Équipe Europe par les institutions européennes de financement du développement, pour contribuer aux objectifs de ce Sommet, en commençant dans un premier temps par les mesures prometteuses suivantes : – Nous soutenons le développement de fonds de capital-investissement et de capital[1]risque africains, et d’associations de capital-investissement et des institutions de microfinance africaines, en tant qu’acteurs clés pour accélérer la croissance des MPME : o en nous appuyant sur des outils dédiés (y compris des instruments concessionnels) et des partenariats existants comme Boost Africa (initiative conjointe de la BAD, de la BEI et de la Commission européenne), nous aiderons les gestionnaires de fonds à répondre aux besoins récurrents des jeunes entreprises et MPME africaines, pour contribuer à constituer plus rapidement des viviers d’entreprises prêtes à recevoir des investissements, pour accompagner les efforts de levée de fonds des gestionnaires de fonds et pour aider à recruter, former et fidéliser des spécialistes des investissements durables. Pour tenir compte du fait que la grande majorité des entreprises appartiennent à la catégorie des microentreprises, une attention particulière sera portée au rôle des accélérateurs et incubateurs d’entreprises, des réseaux d’investisseurs providentiels et des écoles de commerce ; o en recourant à des mécanismes de partage des risques (tels que des garanties et la couverture du risque politique) destinés à réduire certains risques spécifiques comme le risque de change ou de liquidité, nous renforcerons l’attractivité de la classe d’actif du capital-investissement africain pour attirer davantage de capitaux privés, tant au plan national qu’international. La mobilisation des flux de financements privés passera aussi par un approfondissement des marchés secondaires pour les prises de participation dans des fonds africains de capital-investissement ; o en développant les cotations croisées sur les marchés régionaux et panafricains pour accroître l’ensemble des fonds disponibles pour les investissements et pour accélérer les réformes juridiques, règlementaires et institutionnelles visant à harmoniser les différents marchés, afin d’améliorer la liquidité comme la stabilité. – Nous sommes favorables à de nouvelles mesures innovantes, à discuter de manière plus approfondie au sein des organes de gouvernance de chacune des institutions concernées, pour remédier aux difficultés spécifiques auxquelles font face les MPME africaines, telles que : o la proposition présentée par la SFI, avec le soutien du Guichet de promotion du secteur privé de l’AID, de la BERD, de la BEI et de Proparco, pour améliorer l’accès des MPME aux financements en Afrique grâce à des structures innovantes et à des instruments d’atténuation des risques, pour stimuler les prêts à ce secteur. Cette initiative étudiera de nouvelles pistes de financement pour les MPME et les marchés en développement, sous l’angle spécifique des MPME, notamment par le biais de fonds et de plateformes numériques, tout en ayant recours à des instruments d’atténuation des risques. Elle pourrait aussi viser les MPME des chaînes de valeur agroalimentaires et les exploitations agricoles de taille intermédiaire, secteurs qui jouent un rôle moteur pour la croissance, les emplois et le développement durable en Afrique ; o les efforts de la SFI et de la BERD pour appuyer les échanges commerciaux de biens, d’équipements et de produits essentiels avec l’Afrique pendant la phase de redressement économique de la crise de la Covid-19 ; o l’AFAWA, l’initiative panafricaine soutenue par la BAD, et d’autres initiatives en faveur des femmes comme SheInvest et le Défi 2X, qui proposent des financements en faveur des femmes, pour surmonter les difficultés d’accès aux financements auxquelles sont confrontées les femmes en Afrique ; o une priorité accrue sur les MPME pour les faire bénéficier d’accès aux plateformes numériques, telles que la facilité pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI) lancée par la BAD, en reconnaissant que le soutien à l’intégration financière et la facilitation de l’accès aux services financiers sont essentiels pour les MPME et pour le secteur informel. Nous encourageons également l’approfondissement de la coopération entre entreprises privées africaines et non-africaines, notamment grâce à des plateformes d’investissement comme l’African investment forum (AIF) et au développement des coentreprises ou des participations conjointes aux marchés publics. Nous appelons à plus d’investissement pour soutenir les chaînes de valeur et les PME en partenariat avec nos associations d’entreprises. Nous déploierons des efforts pour faire émerger et financer des infrastructures de qualité et durables en Afrique dans le respect de la situation particulière des pays et conformément aux lois et aux règlements en vigueur localement, en : – renforçant l’environnement macro-financier et la fiabilité des cadres juridique et institutionnel des politiques publiques en matière d’ouverture et de transparence des passations de marchés, d’efficacité économique en termes de coût tout au long du cycle de vie, d’égalité des conditions de concurrence dans la passation de marchés, de lutte contre la corruption, de perception des risques, de transparence budgétaire, de soutenabilité et de gestion de la dette ; – travaillant plus avant concernant la mobilisation des instruments et produits financiers multilatéraux et bilatéraux, notamment les garanties, la couverture du risque politique, les instruments de partage des risques et les autres formes d’appui aux projets de partenariats public-privé, ainsi que dans la mobilisation de financements commerciaux ; o Nous appelons les institutions financières multilatérales à accroître leur financement des investissements publics dans le secteur du numérique, tout en tenant dûment compte des questions de cybersécurité et de respect de la vie privée. Nous les appelons également à recourir à différents instruments, notamment aux garanties partielles de risque et à la couverture du risque politique, le cas échéant, pour encourager les investissements directs étrangers dans ce secteur. Parvenir à une transformation numérique en Afrique requiert un accès universel au moyen d’un effort soutenu de réformes et d’investissements dans les infrastructures, les compétences et les plateformes numériques, ainsi que les services financiers. La Banque mondiale estime que le coût de ces investissements pourrait atteindre 80 à 100 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années, répartis de manière égale entre les secteurs public et privé. o Nous appelons les organisations multilatérales à accroître le financement de projets en matière d’énergies renouvelables en Afrique. En outre, compte tenu du rôle clé que peut jouer le secteur privé pour parvenir à un accès universel, nous appelons les acteurs de ce secteur à avoir recours à tous les instruments disponibles, notamment les garanties partielles de risque et la couverture du risque politique, le cas échéant, pour encourager les investissements privés dans le secteur de l’énergie en Afrique. Pour atteindre l’accès universel à l’électricité en Afrique, environ 200 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires d’ici à 2030, soit environ 20 milliards de dollars par an. Ces investissements n’incombent pas tous aux États, la production et la distribution d’électricité étant de plus en plus assurées par le secteur privé. Les États doivent pour leur part investir dans les lignes de transmission et mettre en place les cadres juridiques et réglementaires porteurs d’investissements privés. Une meilleure couverture du risque politique peut rassurer les investisseurs pour qu’ils investissent dans des partenariats public-privé en Afrique. De plus, l’intégration régionale contribuerait à atteindre l’accès universel en permettant aux pays en surproduction d’exporter de l’électricité vers leurs voisins. – augmentant la quantité d’investissements dans les infrastructures, y compris au moyen des fonds nationaux dédiés, tout en améliorant les investissements dans les infrastructures durables et de qualité, notamment grâce à l’engagement volontaire des États africains à évaluer la qualité et la durabilité de leurs projets d’infrastructures, entre autres à travers l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et du Consortium pour les infrastructures en Afrique, avec le soutien politique de l’Union africaine et l’appui technique de la BAD, du FMI, de la Banque mondiale et de l’OCDE. Cette évaluation volontaire et non contraignante s’appuiera sur des principes agréés au plan international tels que les G20 Principles for Quality Infrastructure Investment, en lien avec les travaux de certification du label de qualité du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Elle visera notamment à garantir « l’ouverture et la transparence des passations de marchés pour que les projets dans les infrastructures soient rentables, sûrs et efficaces et que les investissements ne soient pas détournés de leur destination originelle »3 ; – soutenant le développement des capacités de planification et de préparation des projets clés d’infrastructures et en favorisant l’émergence de projets bancables par : la promotion du déploiement de la plateforme multilatérale SOURCE pour la préparation de projets d’infrastructures durables, dirigée et financée conjointement par les BMD, ou autres instruments comparables ; le soutien aux facilités de préparation et de financement de projets d’infrastructures de qualité en Afrique, notamment les initiatives menées par l’Afrique comme Africa50 ; le renforcement de la communauté des professionnels africains des infrastructures, notamment la plateforme africaine des connaissances et de la formation dans le domaine des infrastructures (AILEAP), dirigée par l’AUDA-NEPAD, le Centre africain pour la transformation économique (ACET) et l’OCDE. 3 Principe 6.1 des Principes du G20 pour les investissements dans des infrastructures de qualité.Sommet sur le financement des économies africaines Paris – 18 mai 2021
Liste des participants au sommet ayant adopté la déclaration Pays : Afrique du sud, Algérie, Allemagne, Angola, Arabie saoudite, Belgique, Benin, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chine, Comores, Congo, RD Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, France, Ghana, Italie, Japon, Kenya, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Rwanda, Sénégal, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Tunisie, Zambie. Ainsi que le Président en exercice de l’Union africaine, le Président de la Commission de l’Union africaine, le Président du Conseil européen et la Présidente de la Commission européenne
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