Crue du fleuve Niger : Les populations de Diré menacées

Les autorités régionales de Tombouctou soucieuses de la montée des eaux dans la région alertent la population à travers un communiqué le 30 novembre 2022. Le Gouverneur de la région de Tombouctou avait prévenu la population par rapport à une montée du niveau des eaux sur le Niger selon bulletin hydraulique datant du 28 novembre. Plusieurs cercles sont déjà inondés.

Quelques jours après ledit communiqué, les populations du cercle de Diré très inquiètes commencent déjà à subir les conséquences de la montée des eaux. La ville de Diré est située au bord du fleuve. Elle est aussi entourée par trois grandes marres du sud vers le nord : le Hengou et le Mbegna et l’autre au centre. Les populations construisent des maisons sur les rives des marres, le débordement de l’eau remplit les marres qui finissent par se remplir. L’eau finit par suivre ses anciennes rigoles et créent des inondations avec des pertes matérielles. Plusieurs champs de riz sont engloutis par le fleuve dans ladite zone comme l’année passée où la ville a enregistré beaucoup de pertes causées par les inondations à tel point que la population utilisait des pirogues pour se déplacer en pleine ville.

Toutes les villes de la bande du fleuve sont alertées et courent de grands risques d’inondation.

Par ailleurs, toujours dans la région de Tombouctou. Selon un cultivateur de Séréré, « dans les cercles de Bourem Inaly, Rharous, Séréré, Hamzakoma, Aglal de très grandes pertes dans le domaine agricole ont été remarquées. Des champs de riz sont engloutis par le fleuve qui ne laisse rien sur son chemin. D’autres risques d’inondation ont déjà été signalés en amont, ce qui oblige les habitants et autorités administratives à prendre des mesures drastiques pour contrer cette montée des eaux ».

Cependant, pour éviter des catastrophes naturelles et autres problèmes liés à la crue du fleuve Niger, nos populations doivent cesser de construire sur les bords des marres et du fleuve.

Un cri de cœur est lancé par les populations victimes d’inondation et qui sont aussi menacées de famine due aux pertes enregistrées dans des champs du riz et autres domaines agricoles.

Med H. Maïga

(Stagiaire) Mali Tribune 

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