Côte d’Ivoire: l’artiste Debordo Leekunfa placé sous mandat de dépôt

Côte d’Ivoire: l’artiste Debordo Leekunfa placé sous mandat de dépôt

L’artiste ivoirien Debordo Leekunfa traverse une zone de turbulences judiciaires. Le chanteur de Coupé-décalé a été arrêté et déféré devant le procureur, le jeudi 13 novembre 2025, à Abidjan, selon la plate-forme de Police Secours.

Selon la plate-forme de Police Secours, qui a confirmé l’information, le jeudi 13 novembre 2025, «suite à plusieurs plaintes, l’artiste Debordo a été interpellé et déféré devant le procureur». Cette interpellation fait suite à deux plaintes majeures, dont celle de son collègue Kérosène du milieu musical, et celle du Promoteur Nama Bouaké, fondateur de la structure Nama Bouaké Production. Tous deux accusent Debordo de «diffamation» et, pour le promoteur, de «non-respect de contrat».

Dans des vidéos récemment diffusées sur les réseaux sociaux, Debordo Leekunfa aurait tenu des propos jugés «diffamatoires» à l’encontre de ces deux personnalités. Il aurait notamment affirmé que Kérosène détiendrait des armes chez lui, une déclaration qui a provoqué la colère de l’interprète du titre Victoire. Ce dernier a saisi la justice, dénonçant une atteinte grave à son honneur et à sa sécurité.

De son côté, Nama Bouaké reproche à l’artiste d’avoir multiplié des accusations sans fondement à son encontre et à celle de sa société. Dans un communiqué de Nama Bouaké Production, dont nos confrères de AfrikSoir ont eu copie, le promoteur évoque des propos portant sur de prétendus actes d’escroqueries, de sacrifice humain et animaux, d’organisation frauduleuse, et même de blanchiment d’argent. «J’ai subi trop d’humiliations. Ma famille, mes enfants ainsi que mes collaborateurs ont été atteints. Ces propos ont eu pour but de salir mon image et de nuire à la réputation que je bâtis depuis des années», a déclaré Nama Bouaké.

Pour l’heure, ni Debordo Leekunfa ni son équipe n’ont encore réagi publiquement à ces accusations. L’artiste, connu pour ses prises de positions souvent polémique, pourrait faire face à de «lourdes sanctions judiciaires» si les faits venaient d’être confirmés.

Son arrestation relance par ailleurs le débat sur les excès de langage et la responsabilité des artistes dans l’espace public et sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire.

Par Valentin SOMANDE

WAKATSERA

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