CONTRE LA PROLONGATION DE LA TRANSITION : L’UE emboite le pas à la CEDEAO 

L’Union Européenne ne compte pas rester les bras croisés face à l’obstination des autorités de Transition de prolonger la transition de 5 ans. Elle s’est rangée du côté de la CEDEAO dans les sanctions qu’elle a infligées au Mali.

Selon le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, des sanctions sont en cours de préparation à l’encontre de ceux qui font obstruction à la Transition. Pour le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, il a affirmé, quant à lui, qu’à l’issue d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Brest, il a été décidé que les troupes européennes resteront au Mali mais pas dans n’importe quelles conditions.

Depuis l’annonce d’une supposée présence des troupes paramilitaires russe sur le territoire malien, cela a suscité une crispation dans les relations entre Bamako et ses partenaires européen. Plusieurs pays occidentaux ont des unités militaires combattantes au sein de la coalition formée avec la France. 

« Nous, partenaires internationaux résolus à soutenir le Mali et son peuple dans leurs efforts pour parvenir à une paix et une stabilité durables et à lutter contre le terrorisme, condamnons fermement le déploiement de mercenaires sur le territoire malien. Ce déploiement ne peut qu’accentuer la dégradation de la situation sécuritaire en Afrique occidentale, mener à une aggravation de la situation des droits de l’homme au Mali, menacer l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et entraver les efforts de la communauté internationale pour assurer la protection des civils et apporter un soutien aux forces armées maliennes », ont affirmé l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Estonie, la France,  l’Italie, la Lituanie, la Norvège, les Pays Bas, le Portugal, la République Tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Suède dans un communiqué conjoint en date du 23 décembre 2021. 

En guise de réponse, Bamako nie toute présence des soldats russes sur son territoire et argue qu’il s’agit des instructeurs russes qui œuvrent dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité nationales. Selon le premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, aucun mercenaire russe n’a pris part au combat que mène le Mali contre les terroristes qui envahissent le centre du pays. 

A préciser que la France et plusieurs pays européens sont engagés militairement dans la lutte antiterroriste au Mali. La France est présente à travers la Force Barkhane tandis que les autres pays européens sont répartis au sein de la force Takuba, composée de forces spéciales et forte de près de 900 militaires actifs.

Soutien populaire aux autorités de la Transition

Le chef de la diplomatie française n’a pas manqué de tacler les autorités maliennes par rapport à la grande manifestation, qui a eu lieu à Bamako. « Si on est en sécurité́ pour manifester, on doit surement être en sécurité́ pour voter », a indiqué Jean-Yves Le Drian.   

Des milliers de Maliens sont sortis à Bamako et dans toutes les grandes villes du pays pour répondre à l’appel du gouvernement à protester contre les sanctions imposées au Mali par la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le dimanche 9 janvier 2022, à l’issue de son sommet extraordinaire, la CEDEAO a pris des sanctions contre le Mali. Il s’agit de : la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; le rappel du Mali des ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO ; la suspension des transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et le Mali, le gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la CEDEAO, le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO.

FT

Source : Miroir Hebdo

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