CAN 2025 : le Sénégal s’alarme de défaillances organisationnelles avant la finale face au Maroc

CAN 2025 : le Sénégal s’alarme de défaillances organisationnelles avant la finale face au Maroc

À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, opposant le Sénégal au Maroc à Rabat, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a tiré la sonnette d’alarme. Dans un contexte de forte pression sportive, l’instance dirigeante du football sénégalais dénonce une série de dysfonctionnements susceptibles, selon elle, de nuire à la sérénité et à la préparation des Lions de la Teranga.

Dans un communiqué diffusé depuis le nord du Maroc, la FSF évoque des insuffisances touchant à la sécurité, à la logistique, aux conditions d’hébergement, à l’accès aux infrastructures d’entraînement ainsi qu’à la gestion de la billetterie. Des manquements jugés préoccupants à la veille d’un rendez-vous majeur censé incarner l’excellence du football africain.

Une alerte lancée à la veille du choc continental

La finale de la 35ᵉ édition de la CAN, programmée pour le dimanche 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah, devait être l’apothéose d’un tournoi intense. Pourtant, côté sénégalais, l’atmosphère est alourdie par des préoccupations extra-sportives. La Fédération estime que plusieurs situations observées ces derniers jours ne répondent pas aux standards exigés pour une compétition de ce niveau.

Parmi les faits relevés, la FSF mentionne notamment l’absence d’un dispositif sécuritaire adéquat lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat, exposant joueurs et encadrement à des risques inutiles. Une situation que la Fédération qualifie d’inacceptable à un moment où la concentration et la stabilité psychologique sont essentielles.

Un parcours solide, malgré un contexte tendu

Sur le plan sportif, le Sénégal arrive pourtant en finale avec de solides arguments. Les Lions de la Teranga ont livré un tournoi maîtrisé, franchissant avec autorité la phase de groupes avant de s’imposer lors des matchs à élimination directe. Leur qualification pour la finale, après des confrontations relevées face à des adversaires de renom, confirme la régularité du Sénégal au plus haut niveau continental.

Il s’agit de la quatrième finale de CAN pour la sélection sénégalaise, et de la troisième en quatre éditions, un indicateur fort de sa constance. Mais cette performance sportive se heurte désormais à des difficultés organisationnelles, d’autant plus sensibles que la finale se dispute face au pays hôte, porté par son public.

Hébergement et entraînement au cœur des préoccupations

La FSF a également pointé des lenteurs et des ajustements tardifs concernant l’hébergement de l’équipe. Selon l’instance, ce n’est qu’après des démarches officielles que la délégation a pu bénéficier d’un hôtel répondant aux exigences d’une finale continentale, une situation vécue comme une source de stress inutile.

Autre sujet de crispation : les conditions d’entraînement. La Fédération sénégalaise a décliné l’option consistant à utiliser le Complexe Mohammed VI, occupé par la sélection marocaine, estimant que cela posait un problème d’équité sportive. À la veille du match, l’absence de confirmation claire sur un terrain d’entraînement alternatif a renforcé les inquiétudes.

Billetterie : la colère des supporters sénégalais

La question de la billetterie constitue également un point de tension. La dotation officielle accordée à la délégation sénégalaise est jugée largement insuffisante, avec un nombre très limité de billets VVIP et un quota réduit pour les autres catégories. Cette situation contraste avec les besoins exprimés par les supporters sénégalais, nombreux à avoir fait le déplacement pour soutenir leur équipe.

Plus largement, la finale est marquée par une rareté des billets et une flambée des prix sur le marché, alimentant frustration et incompréhension. Le manque de communication claire autour de la répartition des billets n’a fait qu’accentuer le malaise.

Un appel à la responsabilité des organisateurs

Face à ces constats, la Fédération sénégalaise de football appelle la CAF et les organisateurs à garantir des conditions équitables, transparentes et conformes aux règles pour les deux finalistes. Pour la FSF, le respect de ces principes est indispensable afin de préserver l’intégrité sportive et l’image de la CAN.

À l’approche du coup d’envoi, l’enjeu dépasse le simple résultat sportif. Pour le Sénégal, il s’agit désormais de faire abstraction de ces perturbations afin de rester concentré sur l’essentiel : viser un nouveau sacre continental et permettre à la finale de se jouer dans un esprit de fair-play et de respect mutuel, à la hauteur des attentes de tout le continent africain.

Maliexpress.net

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