Biennale et AES, le regard positif de Mohamed Ould Aly !
Très imprégné des questions locales et fervent observateur du Sahel, M. Mohamed Ould Aly, socioanthropologue, est aussi une personne ressource à Taoudeni. Dans cet entretien, il estime que la Biennale a été sans doute un événement majeur et a jugé positif les actions de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel.
C’est la fin d’année, c’est aussi l’heure du bilan dans certains domaines de la vie nationale. Dans la série d’articles que nous allons consacrer à la rétrospective de l’année, on peut retenir l’organisation de la biennale artistique et culturelle, la Confédération des États du Sahel.
Pour traiter ces sujets d’actualité, nous avons approché un acteur de la vie locale, Mohamed Aly. Selon lui, la Biennale artistique et culturelle 2025 de Tombouctou ‘’a été un événement majeur qui s’est déroulé du 18 au 28 décembre 2025’’. Et de rappeler : « Cette édition, placée sous le thème “La culture, socle pour l’ancrage de la 4ᵉ République”, a visé à promouvoir la richesse culturelle malienne et à renforcer l’unité nationale».
Participation massive
Pour notre interlocuteur, les temps forts de l’événement ont été, en plus des cérémonies d’ouverture et de clôture qui ont été présidées par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs autorités maliennes, il a noté la panoplie de compétitions artistiques. « Des troupes artistiques venues des 19 régions du Mali et du district de Bamako ont participé à des compétitions dans diverses disciplines, notamment la musique, la danse, le théâtre et les arts visuels », a-t-il indiqué. Il a de même précisé que ‘’des expositions et animations ont été organisées pour mettre en valeur le patrimoine culturel malien et promouvoir les talents locaux’’.
Véritable succès
Des actions qui ont produit des résultats : « La région de Bougouni a remporté la première place, suivie de Dioila et Tombouctou. Des prix spéciaux ont été décernés à des artistes et troupes pour leurs performances exceptionnelles. La Biennale artistique et culturelle 2025 de Tombouctou a été un succès, avec une participation massive des populations locales et des visiteurs internationaux. L’événement a contribué à promouvoir la culture malienne et à renforcer l’unité nationale ».
AES, un bilan positif !
Interrogé sur l’actualité de la confédération AES, Mohamed Aly estime que l’Alliance des États du Sahel (AES), qui est une confédération créée en septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a pour objectif de renforcer la coopération régionale et de lutter contre les menaces terroristes et sécuritaires.
Parlant du bilan de l’AES, M. Mohamed Aly énumère des actions phares : « La création d’une force militaire unifiée. L’AES a lancé une force militaire unifiée de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes terroristes et les trafiquants dans la région».
Croissance positive
Et de souligner la part réservée au développement économique. « Les pays membres de l’AES ont enregistré une croissance économique positive, avec des taux de croissance du PIB de 5,494 % pour le Burkina Faso, de 3,751 % pour le Mali et de 9,869 % pour le Niger en 2024 », explique-t-il en substance.
S’agissant de la question d’intégration régionale, il cite des hauts faits. « L’AES a mis en place un passeport commun, a aboli les frais d’itinérance pour les communications téléphoniques entre les pays membres et a créé une banque d’investissement et de développement », dira-t-il.
Pour ce qui est du volet coopération internationale, suivant ses propos, l’organisation a consenti d’importants efforts. « L’AES a renforcé ses relations avec la Russie, la Chine et d’autres pays, tout en réduisant sa dépendance à l’égard de la France et des autres puissances occidentales », a laissé entendre notre interlocuteur.
Regard sur les défis et les perspectives
Pour Mohamed Aly, au nombre des défis, il y a la lutte contre le terrorisme. « L’AES doit continuer à renforcer sa capacité à lutter contre les groupes terroristes et les trafiquants dans la région », a-t-il lancé en guise de rappel.
Aux dires de notre invité, le développement économique figure en bonne place des perspectives. « Les pays membres doivent diversifier leurs économies et améliorer leur compétitivité pour attirer les investissements étrangers », a-t-il expliqué.
De l’intégration régionale, il voit déjà des pistes prometteuses : « L’AES doit poursuivre son processus d’intégration régionale pour créer un marché commun et une union monétaire».
Ousmah pour Maliexpress.net
Inscrivez-vous au Newsletter de Maliexpress.net pour recevoir le journal PDF gratuit

