Afin que nul n’oublie ces pionniers de l’économie nationale : Ils ont marqué leur secteur jusqu’au dernier soupir !

Afin que nul n’oublie ces pionniers de l’économie nationale : Ils ont marqué leur secteur jusqu’au dernier soupir !

Ils ont pour noms, entre autres, Bamadou Simaga, Amadou Djigué, Amary Daou, Babou Yara, Babani Sissoko, Bakoré Sylla… Ils ont marqué d’une tache indélébile le monde de l’économie et des affaires du Mali, avant de s’en aller pour toujours, laissant derrière eux un secteur orphelin de ses Ciwara. Point commun : ils étaient tous partis de rien pour bâtir des empires qui ont fait la fierté de toute la nation malienne, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ils ont été indiscutablement des modèles et une fierté pour le Mali et l’Afrique tout entière. Ici, nous rendons hommage à ces grands hommes qui devraient être des références pour la jeune génération d’opérateurs économiques et d’hommes d’affaires.

Amadou Djigué

Il était l’un des opérateurs économiques maliens les plus riches. Il a évolué dans divers domaines d’activités dont l’agro-alimentaire, les assurances, les transports, les banques et était actionnaire dans plusieurs sociétés. Amadou Djigué est né le 22 janvier 1949 à Gadiaba Kadiel (Nioro du Sahel). Le nom de ce promoteur et ex-PDG de la Galerie Djigué-SA (qui l’a propulsé au-devant de la scène), ancien président du Conseil malien des chargeurs (CMC) de 2002 à 2008, ancien Consul honoraire de Turquie au Mali de 2003 à 2009, rime intimement avec courage, bravoure et détermination. C’est avec lui que le concept de milliardaire illettré a été utilisé pour la première fois au Mali dans son sens le plus large du terme pour désigner ces opérateurs économiques qui ont réussi dans les affaires sans aller à l’école. Comme la plupart des Diawanbé (son ethnie), c’est l’enseignement coranique qu’il apprit avant de quitter son village natal pour la capitale, Bamako. Mais, il apprit la langue de Molière en s’inscrivant aux cours du soir avec à ses côtés des professeurs encadreurs. De commerçant détaillant qui se promenait avec son panier rempli de colas, cigarettes, bonbons et babioles, il se retrouva quatre décennies plus tard à la tête d’un empire financier véritablement lancé dans les années 1980 avec l’ouverture de la Galerie Djigué SA.Située en plein cœur du Grand marché de Bamako, Galerie Djigué-SA est, au Mali, l’une des premières boutiques de commerce général qui s’est spécialisée dans la grande distribution et vente en gros de produits d’alimentation (riz, sucre, lait, huile). D’autres produits alimentaires et cosmétiques étaient de grandes marques françaises, italiennes, néerlandaises, turques, etc. dont la société était la représentante exclusive au Mali. La société évolue dans les assurances, les matériaux de construction, le BTP, le transport, le transit, entre autres. Djigué a été président du conseil d’administration des Assurances Lafia-SA. Quid de son séjour de 8 ans à la tête du Conseil malien des Chargeurs (CMC) ? Cette faîtière des commerçants regroupant les importateurs, exportateurs, transitaires et transporteurs, a été créée en 2002. Amadou Djigué l’a dirigée avec professionnalisme et compétence. Les consommateurs maliens et les autorités se souviennent encore de l’ouverture du corridor Bamako-Abidjan en 2003 sous son magistère. A cette époque, le Port autonome d’Abidjan, principal débouché maritime malien en pleine crise de rébellion était coupé de notre pays. Amadou Djigué a risqué sa vie pour négocier directement avec les dirigeants de la rébellion ivoirienne pour la réouverture du corridor. Un plaidoyer qui a eu un écho favorable, puisque l’approvisionnement du Mali en produits de première nécessité avait repris de plus belle. Pour tous les services rendus à la nation et en guise de reconnaissance, Amadou Djigué a été décoré de la distinction de commandeur de l’Ordre national du Mali. Il est décédé dans la nuit du lundi 7 décembre 2021 à son domicile à Torokorobougou.
Bamadou Simaga

Homme d’affaire coriace, doté d’une solide expérience, Amadou Ousmane Simaga s’est hissé au sommet du microcosme entrepreneurial du Mali jadis embryonnaire, en constituant un patrimoine impressionnant de plusieurs entreprises pourvoyeuses d’emploi pour des milliers de personnes. L’homme qui aimait à dire à ses interlocuteurs qu’il souhaitait vivre au moins cent ans nous a quittés le 1er mai 2019 dès suite de maladie à l’âge de 84 ans. Son immense fortune a été forgée et assise dans le secteur des transports. Né en 1935 à Ségou, Amadou Simaga dit Ba Amadou a entamé une scolarité normale qui s’est interrompue au niveau du secondaire en 1952 afin d’épauler ses parents dans la gestion de l’entreprise familiale. C’est ainsi que débuta une carrière qui fera florès durant les premières années du Mali indépendant, d’abord chauffeur et responsable du parc auto des Transport Simaga jusqu’en 1968. A partir de 1969, il devient responsable commercial de l’entreprise familiale avec le titre de directeur adjoint. A la mort de frère aîné, Karamoko Simaga, il fonda en 1971 les Etablissements Amadou Simaga, spécialisés dans l’importation des machines de marques Massey Fergusson, Perkins, SDMO (groupes électrogènes), Renault (automobiles). Mais c’est en 1977, avec l’acquisition de l’emblématique Société malienne des transports (Somatra) que Bamadou fera une entrée remarquée dans le domaine du transport des biens et des personnes, une référence inédite en la matière au Mali. En 1993, le paysage malien des transports s’enrichit avec la création de la compagnie Balanzan Transport étoffant un parc automobile déjà conséquent, pour le plus grand bonheur d’une clientèle en perpétuelle hausse. En 1994, Bamadou Simaga rachète la Bétram (Base pour l’Equipement et le Transport au Mali), une société d’Etat alors en déliquescence et parvint, grâce à cette acquisition, à réussir un sauvetage financier en y ajoutant à la fois une nouvelle dimension à sa vocation : celui d’importateur de véhicules neufs en provenance de la Corée du Sud de marque Daewoo. En 1995, avec la création de la société Ségou Lait, Simaga intègre de domaine de l’agroalimentaire, se spécialisant dans la production et la distribution des produits laitiers.C’est donc une multitude de sociétés que Bamadou a laissées à la gestion de ses enfants avant de prendre sa retraite méritée, se consacrant à son statut de Consul général honoraire de la République de Corée du Sud au Mali, acquis depuis le 9 avril 1996. Un héritage que sa fille, Gakou Simaga, gère aujourd’hui à bon escient. Bamadou Simaga était officier de l’Ordre national du Mali ; une distinction qui meuble un musée de plusieurs trophées, prix et grades reçus à travers le monde.

Bakoré Sylla

Bakoré Sylla était le PDG du groupe GGB, spécialisé dans la rizerie. Il était l’un des hommes les plus nantis et l’un des opérateurs économiques les plus connus dans le monde des affaires. Il a été rappelé à Dieu le vendredi saint 4 décembre 2020, dans une clinique à Korofina dès suite d’une maladie de longue durée. Fils spirituel de Cheickna Kagnassy (le magnat du coton en Afrique et dans le monde), le fondateur et président-directeur général des Grands Greniers du Bonheur (GGB), a évolué, en dehors du riz et du sucre, dans l’immobilier qui lui a réussi à merveille. Soninké né à Touba, il était également représentant au Mali de plusieurs marques japonaises dans divers domaines. Cet autodidacte, passé par l’école coranique se fait opérateur en rachetant une rizerie dans la région de Ségou. Bakorè Sylla a géré de main de maître, à la fin de la décennie 1980, les Grands Greniers du Bonheur, un des premiers négociants du pays, actif principalement dans le commerce du riz, mais aussi du sucre. Les années 1990 marquent le succès de l’entreprise, avec un chiffre d’affaires de près de 1,5 milliard de F CFA. Bakoré était officier de l’Ordre national du Mali.

Gagny Lah

Gagny Lah était le premier à importer le basin riche au Mali. Il a donné à ce prestigieux tissu toutes ses lettres de noblesse dans notre pays et dans la sous-région. Il faisait partie de la crème des opérateurs économiques maliens qui ont marqué l’histoire du pays dans leur domaine respectif. Il a tiré sa célébrité du commerce du basin riche dont il représentait la marque au Mali durant plusieurs décennies et dont l’une des marques portait son nom “Basin Gagny Lah”. Le vieux Lah est décédé le mardi 17 mai 2016, à Paris, en France, laissant un grand vide aussi bien dans sa famille qu’au sein du milieu des affaires au Mali.

Babani Sissoko

Foutanga dit Baba Sissoko fut, sans conteste, le plus grand philanthrope de l’histoire du Mali et de l’Afrique. L’étendue de sa richesse fait et fera toujours l’objet d’un débat, mais, grâce à ses largesses, la natif de Dabia a marqué un pan entier du temps contemporain partout où son pied a pu se poser sur le globe terrestre. Des confins de son hameau natal, à Miami, aux Etats-Unis, en passant par les côtes de l’océan Atlantique jusqu’à la Corne de l’Afrique, Babani Sissoko a construit et reconstruit, initié et innové, multiplié et démultiplié, donné du sourire et de la joie ; il a créé et planté du bonheur. Le Malien le plus généreux de tous les temps est décédé le dimanche 28 mars 2021 à l’Hôpital du Mali, à Bamako et il repose dans l’enceinte familiale de Dabia depuis le mardi 30 mars 2021. Les bienfaits de Babani Sora sont vantés et resteront toujours contés à travers les âges. A la fin des années 1990, il se lance dans l’assistance à ses compatriotes maliens et africains et dans l’œuvre de construction et de développement de son pays. Le Mali et l’Afrique s’enflamment par ses largesses et libéralités. Les hommes de culture, notamment les artistes musiciens, ainsi que les griots et autres laudateurs du Mali et d’ailleurs sont inondés de dizaines, voire de centaines de millions de F CFA. Des voitures de luxe comme les Lexus sont distribuées à tour de bras, de même que les Hummers. Son parc auto contenait plus de 50 voitures de dernière génération. Les montres de grande valeur se comptaient par centaines. Les autorités administratives et politiques, les commerçants et opérateurs économiques, les professions libérales comme les avocats etc. ne sont pas laissés pour compte. Tous, se bousculent au portillon pour être servis. Pas plus que les citoyens ordinaires, les parents, amis et connaissances, les indigents et simples inconnus n’ont été mis en marge de ce bonheur servi à table. Les footballeurs maliens, vainqueurs de la Coupe Amilcar Cabral 1997, en Gambie garderont en mémoire le geste hautement patriotique consenti par Babani Sissoko pour les récompenser. Chacun des 25 membres de la délégation malienne (joueurs et encadrement technique) a perçu de lui la somme de 8 millions de F CFA. Une douzaine de personnes auraient négocié discrètement et avec succès leur situation de logement sollicitant une clé de maison. Que dire de ces Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Mauritaniens et autres Africains refoulés du Congo qu’il a transportés par ses propres moyens jusque dans leurs pays respectifs avec de l’argent de poche à l’appui. En droite ligne de cette vision, Foutanga Baba Sissoko avait créé sa propre compagnie aérienne, Air Dabia, basée à Banjul, en Gambie et qui comptait quelques Boeings 747 et des appareils plus légers. Au total, une dizaine d’avions. L’ex-multimilliardaire a construit un aéroport dans son village natal pour les besoins de la cause et à toutes fins utiles. Pendant quelques années, la flotte d’Air Dabia a fait la fierté du Mali en Afrique et à travers le monde. Babani Sissoko était considéré dans les années 1980 comme l’Africain le plus riche du monde. On raconte qu’en 1975, au Liberia, il trouve un diamant d’une valeur de 12 millions de dollars, puis s’associe avec le futur président du pays, William Tolbert. En 1980, il fonde Dabia International, une société spécialisée dans l’import-export de grumes, d’antiquités et d’ivoire. En 1989, il se lance dans le pétrole au Nigeria, grâce à ses liens avec le général Sani Abacha. Sans oublier ses liens avec les présidents Mobutu Sesse Seko du Zaïre (actuelle RDC), Shehu Shagari et Muhammadu Buhari du Nigeria, Denis Sassou Nguesso du Congo, le Guide libyen Mouammar Kadhafi, etc. C’est avec cette immense fortune, estimée à plusieurs dizaines de milliards de Francs maliens qu’il regagne momentanément le bercail pour réaliser une prouesse inédite au Mali, en Afrique, pourquoi pas dans le monde, en reconstruisant intégralement son village natal, Dabia. Les anciens confient que de 31 concessions à l’origine, Babani a cassé et construit plus de 800 maisons, avec toutes les commodités possibles à l’époque, à savoir eau et électricité. C’était en 1985. Plusieurs années durant, le natif de Dabia assurait la ration alimentaire de tout le village et versait l’intégralité des impôts des habitants. Dabia et des villages voisins ont eu également leur quota de pèlerins pendant plusieurs années, de même que Bamako et, certainement, d’autres contrées du pays et d’Afrique non révélées. On n’en finira jamais de conter la légende Sissoko qui, rappelons-le au passage, a embrassé une carrière politique qui l’a vu être député de Kéniéba de 2002 et 2014, et maire de Dabia jusqu’à son décès.

Waly Diawara

Waly Diawara était le promoteur de la société Damala Immobilière SARL. Il fait partie de la toute première vague des Ouest-africains qui s’est s’installée au Congo-Brazza, au milieu des années 1960. L’homme d’affaires était l’un des principaux importateurs de riz de ce pays de l’Afrique centrale. Son engagement au sein de la communauté malienne lui a valu le poste de Consul honoraire du Mali dans la ville portuaire de Pointe-Noire pendant plusieurs décennies. Waly Diawara a présidé l’Association des commerçants ouest-africains de Pointe-Noire jusqu’à son retour au Mali en 2004. Le natif de la Région de Kayes a été un acteur important du développement socioéconomique de notre pays à travers la construction de marchés modernes à Baco-Djicoroni ACI en Commune V du District de Bamako et à Hamdallaye. Waly Diawara est décédé le mardi 22 août 2023, à Torokorobougou à la suite d’une maladie de longue durée.

Georges Harage

“Il y a des noms qui sonnent comme un manifeste, des noms qui, une fois prononcés, font rejaillir la flamme des cendres déjà refroidies”, a-t-on coutume d’entendre. De ces noms, on peut citer sans ambages celui de Georges Harage. Né le 18 juillet 1939, Georges Harage est décédé le 25 décembre 2021 à Bamako. Cette icône des affaires au Mali était un infatigable commerçant industriel qui a marqué notre pays de 1963 à son rappel à Dieu. Distributeur de produits laitiers des célèbres marques “Bonnet rouge”, “Laicran”, il est en outre propriétaire de plusieurs usines, dont Mali Lait, Imetal et la première unité privée du Mali, la Somafam, fondée en 1963. De cette date à 2020, soit pendant 60 ans, Georges Harage a créé des centaines d’emplois pour les Maliens dans le domaine du commerce et de l’industrie. Il a aimé et chéri le Mali et les Maliens qu’il appelait affectueusement ses frères. Parlant parfaitement le bamanankan, il s’est toujours considéré comme Malien à part entière. Partenaires stratégiques dynamiques et généreux Harage et feu Madala Kouma ont contribué au début de l’affichage publicitaire et à l’acquisition des panneaux Tri visions par l’Amap (Agence malienne de presse et de publicité) dans la perspective de la Can-2002.

Dionké Yaranangoré 04dit Babou Yara

Grand entrepreneur, Dionké Yaranangoré dit Babou Yara était un magnat de plusieurs secteurs essentiels de l’économie nationale. Pétrole, basin et immobilier sont quelques-uns des secteurs où il a su s’imposer par son talent. L’homme aura surtout marqué de son empreinte le développement du Mali, la promotion de l’économie et des finances du pays, et le bien-être de ses concitoyens. Babou Yara a connu ses heures de gloire avec Yara Oil, première société privée malienne titulaire de l’agrément d’importation d’hydrocarbures au Mali, selon certaines sources. Il en était le promoteur et le Président-Directeur général. La société s’est progressivement muée en groupe hétérogène avec l’avènement des sociétés Yara Gold et Yara Bazin. Les activités se diversifient alors et se répartissent entre les hydrocarbures, les mines et le textile. Babou est subitement décédé dans la nuit de mardi 25 à mercredi 26 avril 2023, à l’âge de 78 ans, à l’Aéroport international-Président Modibo Kéita de Sénou-Bamako, alors qu’il devait se rendre en France pour raison de santé. La levée du corps de l’illustre disparu a eu lieu mercredi 26 avril à 16 h à son domicile sis à Badalabougou en face du Palais de la culture. Il repose désormais au cimetière de Sabalibougou. En lui, l’économie malienne venait de perdre un poids lourd ; le monde des affaires, un magnat du domaine ; et la communauté Diawando du pays, un de ses membres les plus puissants et influents. Babou Yara aura vécu utile.

Amary Daou

L’évocation du nom d’Amary Daou renvoie systématiquement à la ville et à la région de Ségou dont il a contribué de tout son poids au développement. Mais, cet opérateur économique et richissime homme d’affaire a particulièrement dépensé toute sa fortune et toutes ses économies dans la promotion du football à Ségou. Né en 1944 à Dougounikoro, dans le cercle de Barouéli, Amary Daou prend les rênes de l’AS Biton de Ségou en 1979, suite à la réforme des clubs, entraînant la fusion des clubs régionaux. Après la finale de Coupe du Mali perdue contre le Stade malien en 1982, il s’attèle à recruter les meilleurs joueurs de la capitale. Entre temps, le Biton se qualifie pour la Coupe Ufoa en 1983, où il livre un match épique contre l’USC Bassam de Côte d’Ivoire. Des joueurs comme Amadou Samaké Vieux gaucher, Bakary Diakité, Yacouba Traoré dit Yaba, Bakary Traoré dit Yachine, Boubacar Kanté, Samba Coulibaly et le regretté Mamadou Kéita dit Capi prennent leurs quartiers dans la Cité des Balanzans. Cette année-là, le biton bat toutes les équipes de la capitale, mais n’arrive pas à remporter la coupe du Mali. A la fin des années 1980, Amary Daou se retire de la scène footballistique. Malgré tout, il garde une oreille attentive aux résultats de son club de cœur, jusqu’à son décès le 21 avril 1997. En décembre 2001, à l’occasion du match inaugural du grand stade de Ségou (Mali-Burkina Faso), les autorités sportives du pays décident d’attribuer son nom à la dite enceinte sportive, cela, afin que nul n’oublie, celui qui, au prix de ses affaires, a tiré le football ségovien de l’anonymat.

Oumar Coulibaly, Mamadou Nimaga n°1, Lanceny Diakité

Magnat de l’industrie au Mali depuis les années 1970, Oumar Coulibaly, ex-PDG de la Somepac, était considéré comme le roi et le pionnier de l’emballage et du carton au Mali. Affable, discret et très pieux, sa largesse a traversé les frontières du pays. “Oumar Carton” est décédé en 2021 à l’hôpital du Point G. Mamadou Nimaga n°1, né vers 1931 à Siémona, cercle de Ségou, excellait dans l’import-export et dans l’immobilier. Il nous a quittés en 2016. Quant à Lanceny Diakité, c’est dans la friperie qu’il a bâti son empire avant de se lancer dans la boulangerie, activité qui lui a réussi de la plus belle des manières. Il meurt en 2016.

El Hadj A.B. HAIDARA
source: Aujourd’hui Mali

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