Affaires des 46 militaires ivoiriens : Signature d’un engagement entre le Mali et la Côte d’Ivoire

Une délégation ivoirienne conduite par le ministre d’État, ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara était hier à Bamako où elle a rencontré le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.

Au-delà de l’affaire des 46 militaires ivoiriens détenus dans la capitale malienne, un engagement a été signé pour le renforcement des liens de bon voisinage, de fraternité et d’amitié entre le Mali et la Côte d’ivoire.

La délégation ivoirienne accompagnée par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, Pr Robert Dussey, représentant le président Faure Gnassigbé, a d’abord été reçu en audience par le chef de l’état, le colonel Assimi Goïta au palais de Koulouba. à l’issue de l’audience, le ministre d’état, Téné Birahima Ouattara a indiqué que les échanges avec le président Assimi Goïta ont porté sur la fraternité entre les peuples malien et ivoirien. Selon lui, il y a eu un malentendu entre le Mali et la Côte d’Ivoire il y a de cela quelques mois. « Il était bon que nous puissions nous rencontrer pour en parler. Et c’est ce que nous avons fait avec nos frères Maliens», a expliqué le ministre Ouattara.

D’après lui, cette audience a été l’occasion pour lui de transmettre au président Goïta, le message de son homologue Alassane Ouattara. «La rencontre s’est passée dans un esprit fraternel, de compréhension mutuelle et nous pensons que nous nous sommes compris et c’est l’essentiel», s’est réjoui Téné Birahima Ouattara, qui a remercié le président Faure Gnassinbgé à travers son ministre des Affaires étrangères qui, depuis, de longs mois n’a cessé d’essayer de rapprocher les deux parties pour que «nous puissions trouver une solution au malentendu entre les deux pays».

Après la rencontre avec le chef de l’état, la délégation ivoirienne et la partie malienne dirigée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ont eu une séance de travail dans les locaux de l’ancienne vice-présidence de la Transition.

à la fin des échanges, le ministre Diop a expliqué que cette rencontre a eu lieu dans le cadre des échanges avec «nos frères de la République de Côte d’ivoire». Selon lui, depuis quelques mois, «nous sommes dans cet exercice de discussions, de dialogue». Abdoulaye Diop dira ensuite que depuis le début, le président de la Transition a indiqué que pour pouvoir surmonter cet incident malheureux qui a rendu les relations difficiles entre le Mali la Côte d’ivoire, «nous privilégions toujours la voie du dialogue, la voie diplomatique pour pouvoir trouver une issue».

Le chef de la diplomatie malienne a souligné que le chef de l’état l’a réitéré malgré le fait que la question soit portée devant les instances judicaires. Pour lui, elle ne peut être réglée en oubliant la profondeur et la densité des relations entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Le ministre Diop a ajouté avoir noté la volonté de part et d’autre, d’œuvrer à surmonter cet évènement en préservant les liens existant entre nos deux pays. Il a annoncé que les discussions entre les deux parties ont pu aboutir à la signature d’un mémorandum d’accord pour promouvoir la paix et œuvrer au renforcement des relations d’amitié, de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays.

Abdoulaye Diop a espéré que cela permettra d’aller rapidement vers un dénouement heureux de cette question pour «nous permettre de nous focaliser sur l’essentiel». Il a salué et remercié la délégation ivoirienne qui est dans un esprit de dialogue et de compromis. Mais aussi, la médiation togolaise et le président Faure Gnassingbé pour sa persévérance et sa ténacité qui «nous ont permis aujourd’hui d’arriver à cette étape…». Il a souhaité voir une libération de ces soldats pour pouvoir engager une dynamique de renforcement de la confiance et des relations entre les deux pays.

à l’issue de cette séance de travail entre les deux parties, le ministre ivoirien de la Défense dira que l’acte qui a été posé ce jour est un acte majeur. Selon Téné Birahima Ouattara, c’est un acte qui va au-delà de ce malentendu. «Nous avons pensé qu’il fallait privilégier, renforcer les liens de bon voisinage, de fraternité et d’amitié entre le Mali et la Côte-d’Ivoire. Dans un deuxième temps, nous avons parlé de l’affaire des 46 soldats et c’est une question qui est en voie de résolution, a-t-il indiqué.

«Nous pouvons dire que nous venons de faire un voyage fructueux en terre malienne. Nous ne pouvons que remercier le président Assimi Goïta et toute son équipe et le président Faure Gnassingbé qui a œuvré à travers le ministre Robert Dussey pour que nous puissions arriver à un tel accord. Nous devons nous féliciter pour cet heureux aboutissement», a ajouté le ministre Ouattara. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur a remercié les présidents Assimi Goïta et Alassane Ouattara qui ont une volonté commune d’œuvrer pour la paix et la cohésion au niveau de la sous-région.

Pr Robert Dussey a renouvelé les encouragements du président Faure Gnassingbé qui pense que pour notre région, il faut que tous les pays puissent travailler en paix et en sécurité. «Nous sommes heureux en tant que médiation et représentant du président de la République togolaise d’étre cosignataire de l’engagement que les deux parties ont pris ce jour à Bamako», a-t-il laissé entendre.

Source: l’Essor

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