44 ANS APRÈS L’ASSASSINAT DE ABDOUL KARIM CAMARA DIT CABRAL : L’AMS-UNEEM REND UN VIBRANT HOMMAGE À L’ILLUSTRE DISPARU

44 ANS APRÈS L’ASSASSINAT DE ABDOUL KARIM CAMARA DIT CABRAL : L’AMS-UNEEM REND UN VIBRANT HOMMAGE À L’ILLUSTRE DISPARU

Dans le cadre de la commémoration du 44ème anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral (17 mars 1980- 17 mars 2024), l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (AMS-UNEEM) a organisé, le samedi 16 mars 2024, à l’Amphithéâtre Kari Dembélé de l’ENSUP (Ecole normale supérieure) de Bamako, une conférence débat sur le « Rôle des écoles privées dans le système éducatif pour une transition réussie ».

Cette conférence débat était animée par le Pr. Abdoulaye Fofana et Makan Siré Diakité de l’Association des Promoteurs d’Ecoles Privées Agréés du Mali avec la modération de l’ancienne ministre, Mme Traoré Seynabou Diop. C’était en présence du secrétaire général de l’AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE, du représentant du Directeur général de l’ENSUP, Dr. Bourama Lamine Coulibaly. Ce dernier, dans ses mots de bienvenue, a déploré la mort de Abdoul Karim Camara dit Cabral en mars 1980 qui était à 2 mois de soutenir son mémoire de fin d’étude en philosophie. Il a fait savoir que le thème de cette conférence intitulé : « Rôle des écoles privées dans le système éducatif pour une transition réussie » est d’actualité. Avant de préciser que l’Ensup dispose des laboratoires de recherches.

Enfin, il a souhaité un système éducation refondé au Mali. A sa suite, le secrétaire général de l’AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P DEMBELE a indiqué que tout est parti de l’ENSUP, un jeudi 6 mars 1980 avec la fin de la conférence débat animée par le « camarade » Tiébilé DRAME sur le thème : « classes et lutte de classe au Mali ». Ce thème a suscité beaucoup de débats dont les grands témoins, Victor SY, Mamadou DOUCOURE dit V zéro furent arrêtés par le régime dictatorial de l’époque. « Le vendredi 7 mars, avait lieu à Ségou le procès des camarades KONE et autres. Le 08 mars, le sommet des chefs d’Etat du Sahel et du Sahara devait se tenir ici à Bamako, donc l’UNEEM a décidé de manifester et exiger la libération des prisonniers politiques.

Ce fut le début de notre mésaventure. Notre dernière rencontre avec Cabral était le 12 mars. Il a été arrêté le 16 mars et assassiné 17 mars. Depuis le 17 mars 1980 à nos jours, nous ne savons pas où Cabral a été enterré », a fait ce rappel historique, Seydou Patrice Dembélé. Par ailleurs, il a souligné que la dissolution de l’AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) par les plus hautes autorités fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci. Avant d’ajouter que l’AMS-UNEEM assume pleinement sa position par un communiqué de presse en date du 14 mars 2024. «Dans un flash spécial de l’ORTM au journal de 20h du 13 mars 2024 l’AMS-UNEEEM a appris sans grande surprise la dissolution de l’AEEM Association des Elèves et Etudiants du Mali créée suivant le récépissé N°10281/MAT-DNAT du 20 avril 1991, par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale au conseil des ministres du 13 mars 2024.

L’AMS-UNEEM prend acte de ladite décision, et avait toujours demandé à l’Etat de s’assumer face à une association devenue une épine dans le pied des acteurs de l’école pour avoir dévié du sens du combat estudiantin. L’AMS-UNEEM demande aux élèves et étudiants de rester serein et œuvrer dans le sens de l’apaisement du climat scolaire et universitaire. L’AMS-UNEEM et tous les partenaires soucieux du devenir de l’école malienne resteront disponibles pour la cause noble qui est la défense de l’école malienne », révèle le communiqué de l’AMS-UNEEM.

Au cours de la conférence débat, l’AMS-UNEEM a remis des diplômes de reconnaissance à Yacouba Coulibaly de la Fédération nationale des parents d’élève du Mali, à Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre, à l’ORTM (télévision nationale) et à Mme Sidibé Dédéou Ousmane, ancienne ministre. Lors de la conférence proprement dite, les conférenciers ont mis l’accent sur la valorisation de la fonction enseignante.

Aguibou Sogodogo

LE RÉPUBLICAIN

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