Union africaine : Le dialogue pour résoudre les différends

Union africaine : Le dialogue pour résoudre les différends

En sa qualité de 2è vice-président de l’Union africaine (UA) et membre du Bureau de cette organisation, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a pris part hier après-midi à une visioconférence présidée par Cyril Ramaphosa, président sud-africain président en exercice de l’UA.

L’objet de cette conférence a porté sur le différend opposant l’Éthiopie à l’Égypte et au Soudan concernant le barrage éthiopien dit de la Renaissance. En substance, le chef de l’État a exhorté ces trois pays à rester dans le processus de l’Union africaine qui repose sur le dialogue comme seule voie de règlement dudit différend. Et cela en conformité avec les valeurs de notre continent car, dira Ibrahim Boubacar Keïta, “l’Afrique est terre de dialogue et d’interdépendance. Et le Nil est justement le symbole de cette interdépendance”. Sans le Nil, c’est l’Afrique elle-même qui n’existerait pas, ajoutera le président Keïta.

Il a, par ailleurs, proposé aux parties de s’inspirer des exemples ouest-africains de gestion fluviale transnationale en particulier l’expérience unanimement saluée de l’OMVS. Il est à noter enfin que sur proposition du président de la République, notre compatriote Cheikhné Seydi Amadi Diawara, ancien ministre et ancien haut commissaire de l’OMVS, fait partie des experts désignés par l’Union africaine.

Le Bureau de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA est composé de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, Abdel Fattah el-Sisi, président de la République arabe d’Égypte, Uhuru Muigi Kenyatta, président de la République du Kenya et Ibrahim Boubacar Keïta du Mali.

Remerciant ses pairs pour leur souci marqué du Mali, le chef de l’État a assuré que le pays saura comme toujours surmonter ses problèmes. Dans un communiqué rendu public hier, l’Union africaine a appelé au calme et à la poursuite du dialogue et des négociations au Mali. Après avoir salué l’envoi d’une délégation de chefs d’État de la Cedeao à Bamako, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué qu’il «appuie les propositions de sortie de crise de l’organisation régionale qui constituent une base de négociation pour la résolution des problèmes qui sont à l’origine de la crise actuelle».

Le communiqué ajoute que «le président de la Commission de l’Union africaine exhorte tous les acteurs à faire preuve de retenue, à poursuivre le dialogue et les négociations pour une mise en œuvre diligente de solutions consensuelles afin de préserver la paix, la stabilité et la cohésion sociale».

Faki Mahamat a, par ailleurs, a condamné «fermement les actes de violence consécutifs aux manifestations des 10, 11 et 12 juillet 2020 qui ont occasionné des pertes en vies humaines, des blessés et la destruction des biens publics et privés» et demandé que des enquêtes soient rapidement menées afin d’établir les responsabilités, rendre justice aux victimes et appliquer des sanctions appropriées».

Source: l'Essor