Mohamed Attaib Sidibé,  président de Ganda Izo: "Les maliens ne pourront   pas supporter les conséquences d'une deuxième  désobéissance civile"

Mohamed Attaib Sidibé,  président de Ganda Izo: "Les maliens ne pourront   pas supporter les conséquences d'une deuxième  désobéissance civile"

Bonne fête à toute la communauté musulmane. 

J'espère que ce moment de trêve de la « désobéissance civile » a permis aux acteurs de poursuivre  les négociations. Puisque la CEDEAO a atteint ses limites,  le président de la République  Ibrahim Boubacar Keita doit prendre l'initiative  de rencontrer les acteurs de la crise pour éviter aux maliens une autre crise. Les maliens ne pourront   pas supporter les conséquences d'une deuxième « désobéissance civile ». La solution  la plus sage,  à mon avis, est  la négociation entre les acteurs.  
En cas de désobéissance, (à éviter à tout prix),  l’un des risques  suivants se réalisera : 
1. Un troisième larron s’invite dans le désordre et s’assume (coup d’état) ;
2. La rue prend le pouvoir (désordre) ; 
3. Les contestateurs se font arrêter et museler  (risque  peu probable  au regard de la frustration  des maliens).
Le respect de l’ordre constitutionnel peut limiter les dégâts mais pour cette fois-ci, il ne servira pas à  grand-chose  parce que la  constitution  a  été violée  plusieurs fois au point que  les contestateurs actuels justifient ce qui ressemble à  une violation de la constitution  par une violation similaire endossable par  l’exécutif. Ainsi, la constitution  ne peut  régler la crise actuelle que traverse le Mali. 
Seul IBK peut empêcher le chaos au Mali en acceptant de discuter avec ses frères du M5 devenu un interlocuteur incontournable.  La légitimité  l’emporte  toujours sur la légalité.  Si les maliens conviennent   de violer la constitution pour sauver ce qui reste du pays, ils seront à féliciter . En revanche si les maliens continuent  de brandir la  constitution  pour détruire leur pays, chaque malien sera comptable comme les libyens sont comptables de ce qu’ils vivent aujourd’hui. 
Sauver le Mali est possible si chacun met un peu du sien. 
Mohamed Attaib Sidibé,  président de Ganda Izo