Assistance humanitaire: la CEDEAO offre 793 tonnes de céréales au Mali

Assistance humanitaire: la CEDEAO offre 793 tonnes de céréales au Mali

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a remis à notre pays une importante quantité de vivres pour les couches vulnérables. La cérémonie de donation a eu lieu, le samedi 7 novembre, dans la Cour de l’OPAM, sous la présidence du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Al Hamdou Ag Ilène.

C’était en présence du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Mahmoud Ould Mohamed ; du ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali ; de l’Ambassadeur de l’UE ; de l’Ambassadeur de l’Espagne ; des commissaires Siga Fatima JAGNE et Sékou SANGARE, respectivement en charge des Affaires sociales et genre, et de l’Agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la Commission de la CEDEAO.
Cette donation est composée de 793 tonnes de céréales composées de mil, maïs, sorgho et riz, financée par le Fonds des urgences humanitaires de la Commission de la CEDEAO pour les secours en cas de catastrophes et d’urgences aux Etats membres touchés par une urgence humanitaire et le Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest que soutient financièrement l’Union européenne à hauteur de 56 millions d’euros.
Les commissaires de la CEDEAO ont déclaré que la COVID-19 affecte tous les secteurs et perturbe les systèmes de production, de stockage, de commercialisation, de transformation et de distribution des produits agricoles et alimentaires.
L’analyse de vulnérabilité du cadre harmonisé estime à plus 1 340 741 personnes actuellement en situation alimentaire difficile dans notre pays, y compris les déplacés et les enfants touchés par la malnutrition.
Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Al Hamdou Ag Ilène, a expliqué que la réserve régionale de la sécurité alimentaire a été créée pour apporter une réponse adéquate aux situations de crises alimentaires consécutives aux sécheresses et conséquences des conflits armés. Il a affirmé que cet important appui alimentaire arrive à point nommé compte tenu de la situation très précaire dans le nord du pays et les crises humanitaires dans le centre.
« Le gouvernement apprécie à sa juste valeur cet inestimable geste de solidarité qui contribuera certainement à réduire significativement les souffrances des couches sociales les plus défavorisées », a affirmé le ministre, avant de rassurer qu’un meilleur usage sera fait conformément aux clauses et mémorandums d’entente signés.
Face aux effets de la pandémie du coronavirus qui viennent aggraver les défis de notre pays déjà confronté aux conséquences cumulées du terrorisme, du changement climatique et du risque d’invasion de nuisibles des cultures comme les criquets pèlerins et la chenille légionnaire, la CEDEAO a décidé d’apporter son soutien au gouvernement et aux ménages les plus vulnérables.
Cette solidarité se manifeste à travers des dons de vivres d’une quantité totale de 793 tonnes de céréales composées de mil, maïs, sorgho et riz. Le premier don est constitué de 237 tonnes de céréales et financé par le Fonds des urgences humanitaires de la Commission de la CEDEAO pour les secours en cas de catastrophes et d’urgences aux Etats membres touchés par une urgence humanitaire. A ce premier don s’ajoute un deuxième de 556 tonnes financé par les ressources du Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest que soutient financièrement l’Union européenne à hauteur de 56 millions d’euros. Ces deux dons viennent en complément des appuis multiformes que la CEDEAO apporte à notre pays depuis l’apparition de la COVID-19.
La politique humanitaire de la CEDEAO a pour but de prévenir, d’atténuer et de faire face à l’impact de désastres imputables à des catastrophes naturelles, que cet impact soit exacerbé par un conflit ou non. Elle vient en complément à la Politique de la CEDEAO pour la réduction des risques de catastrophes par la conception d’intervention visant à réduire le risque en tant qu’obstacle au développement.

PAR MODIBO KONE

Source : INFO-MATIN