Pour le paiement de leurs arriérés de salaires : Les 10382 agents de l’Ozone-Mali lancent un cri de cœur au Président de la Transition

Pour le paiement de leurs arriérés de salaires : Les 10382 agents de l’Ozone-Mali lancent un cri de cœur au Président de la Transition

Le jeudi 9 septembre, les agents de l’Ozone Mali ont tenu une assemblée générale à l’esplanade de la Bourse du Travail. Cette assemblée générale intervient dans un contexte très difficile pour  eux, puis qu’ils  accusent plus de deux mois de salaires impayés. Ils plaident auprès du président de la transition, le Colonel Assimi Goïta à prendre en main leur situation

Cela fait plus de deux mois que les agents de l’Ozone sont en arrêt de travail à cause du non-paiement de leurs arriérés de salaire depuis des mois. A travers la capitale, l’absence de ces agents  est visible puis que les différentes artères ne sont plus à leur état de salubrité.

Nul n’est censé ignorer le rôle que ces acteurs de balaie jouent  pour la propreté des rues de notre capitale. Et ils méritent la reconnaissance et le respect pour cela. Après des mois sans salaires, ils ont décidé de monter au créneau pour exprimer leur mécontentement et appeler le Gouvernement à régler le plus vite que possible ce problème.

Selon Abdrahamane Sanogo,  Secrétaire général du comité syndical de l’Ozone Mali, l’objectif de cette rencontre est de rappeler au gouvernement que cela fait bientôt 3 mois qu’ils sont en grève. Pour régler le problème de salaires à l’Ozone, le Gouvernement devait payer 4 milliards et demi de Francs CFA à l’Ozone afin que les activités puissent redémarrer. « Mais, on ne sait pas à la dernière minute ce qui a changé. Le ministre des Finances a versé 1 milliard. Et sur cette somme, l’Ozone ne perçoit que 800 millions parce qu’il y’a la TVA », a-t-il précisé. D’après lui, cette somme ne leur permet pas de redémarrer le travail. « Les 800 millions sont insignifiants parce que cela ne peut pas permettre le paiement des arriérés de salaires, mais ça peut payer ce mois et le mois prochain.», a-t-il dit. Pour lui, leur inquiétude est de préserver ce travail parce que c’est dans ce travail qu’ils subviennent à leurs besoins et les charges de la famille.

« On ne veut pas retourner dans la rue, on interpelle les autorités, notamment le président de la Transition Assimi Goita de s’investir afin que des issus puissent être trouvées à leur situation» a plaidé le SG du comité syndical de l’Ozone-Mali.

Par la suite, il a précisé que cela fait deux ans que la société-mère de l’Ozone Mali n’a rien perçu de l’Etat  malien. A ses dires, le Mali avait perçu 10 milliards du Royaume des Pays-Bas pour assainir Bamako et ce fonds pouvait servir pour régler leurs problèmes. Toujours de poursuivre que l’Ozone emploie 10382 agents, tous de nationalité malienne et parmi lesquels, il y a des chefs de famille, des femmes qui ont perdu leurs maris et d’autres personnes vulnérables.

Pour Eric Togo, secrétaire administratif du comité syndical de l’Ozone Mali, ils n’ont pas eu de salaire depuis  le mois de mars.  A ses dires, ils sont des chefs de familles et beaucoup d’entre eux sont en location. « On a rencontré beaucoup de difficultés jusqu’ici. On a passé les fêtes de Ramadan et Tabaski sans argent », a-t-il rappelé.

Cette sortie des agents de l’Ozone est la deuxième en un mois. On sent l’amour qu’ils ont pour ce travail malgré leur maigre salaire. Ils ne souhaitent pas seulement  acquérir leurs salaires impayés, ils souhaitent aussi  reprendre au plus vite leurs activités de nettoyage des routes de la capitale. L’Etat, à travers le ministère de l’Environnement doit s’impliquer davantage pour verser normalement  les dettes de l’Ozone, la salubrité de Bamako et la bonne santé des Bamakois en dépendent.

Le Sursaut